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CHEZ QUALIMARKET : LES SALAIRES RESSEMBLENT ILS À L’ARLÉSIENNE ? Par Habib ABBA-SIDICK

seal-1463732__180.jpgQualimarket est une société d’études et de sondages créée en 1999 et située à Talence en Gironde. Elle emploie des enquêteurs-vacataires, lesquels sont des personnels des instituts de sondages œuvrant régulièrement à la réalisation d’études, soit à partir de plateformes téléphoniques ou le plus souvent parmi les enseignes de la distribution alimentaire, mais encore en client mystère procédant à des audits destinés à vérifier les process utilisés par les personnels en activité.

Qualimarket dispense des audits réalisés par des clients mystères recrutés parmi les enquêteurs-vacataires à destination d’enseignes renommées. Lorsqu’elle engage un enquêteur-vacataire, comme client mystère elle lui délivre un contrat lequel se trouve être un CDD déclinant un certain nombre d’obligations mutuelles que chacun des contractants se doit d’appliquer.

Récemment, des enquêteurs-vacataires engagés sur une étude en mai 2016 ont eu la désagréable surprise en septembre 2016 de ne pas avoir perçu leur rémunération. Le prétexte invoqué a été de prétendre que les études nécessitaient une vérification nécessaire à leur validation.

Toutefois, les contrats dans leur article 3 dénommé Rémunération indiquent que « les enquêtes réalisées sur le mois en cours seront réglées à l’enquêteur à la fin du mois suivant ». Les enquêteurs-vacataires ayant achevé leur mission début juin auraient dû percevoir, selon les conditions édictées contractuellement, leurs émoluments au plus tard au terme du mois de juillet 2016.

Que nenni, en septembre 2016 au moment où cet article est rédigé pas un liard n’a été acquitté par la société Qualimarket à des salariés ayant été retenus sur cette étude.

Cette attitude peut laisser supposer une omission de la part de la société Qualimarket, mais une investigation approfondie révèle que l’année précédente, à la même période, un délai identique d’acquittement des rémunérations a été appliqué aux enquêteurs-vacataires participant à cette mission. Les enquêteurs-vacataires ayant reçu leur traitement vers le 16 septembre 2015.

Une explication pourrait être arborée résolvant cette énigme, réduisant des salariés à quémander leur dû en 2016. Peut-être que de ne pas acquitter les rémunérations à des salariés au terme du mois de juillet n’expose pas l’employeur a être assigné au tribunal des prud’hommes ?

En août, interviennent les vacances judiciaires, interrompant les audiences de justice jusqu’au 1er septembre et en conséquence prohibant tout procédure en référé, mais autorisant les employeurs à s’adjuger un mois supplémentaire de trésorerie sans ligne de crédit au détriment des salariés, lesquels acquitteront les agios à leur établissement financier.

Ce genre de situation était assez fréquent parmi les sociétés d’études et de sondages au début de ce siècle, mais la situation tendait à l’assainissement, malgré encore le trop d’auto-dérogation enfreignant le droit du travail, décrété par ce secteur d’activité.

Il est d’ores et déjà acquis que la loi Macron-El Khomeri, promulguée en juillet 2016, ne pourra que satisfaire ce secteur, depuis fort longtemps précurseur de l’amendement au quotidien du code du travail et dont un de ces représentants a dirigé le MEDEF. Espérons que le girondin prétendant au magister suprême ne puisera pas les préceptes de son programme à l’aune de ces singularités avisant de la qualité du marché si bien illustrée par la société Qualimarket.

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Publié le 20 sept. 2016 par Colère et Espoir60

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