Colère et Espoir60

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VOTRE MAÎTRE SE NOMME LA COMMISSION EUROPÉENNE Par Habib ABBA-SIDICK

LogoCOLERE_ET_ESPOIR6031.pngQu'il se perpétue à travers un processus électoral local, national ou européen le système demeure, y participer est le légitimer. D'autant que les résultats électoraux n'influencent pas les politiques mises en œuvre, décidées par des instances européennes non élues, auxquelles reviendront le droit ultime de statuer.

En Octobre 2012, le gouvernement étiqueté socialiste, tout juste élu soumis à son assemblée législative le traité européen sur lequel personne ne s'est réellement appesanti. Bref on allait pas se préoccuper d'un vulgaire parchemin, étalant quelques termes juridiques sans importances surtout en Hexagonie où chaque législature génère une myriade de textes, parfois identiques aux précédents, mais n'omettant jamais d'y inclure son lot d'exceptions que les successeurs aboliront.

Le président de la Bundesbank et le prétendant à la succession de la présidence de la commission européenne, de façon tonitruante, ont signifié que la France était une nation parmi les autres et qu'en conséquence malgré qu'elle soit le chantre des droits de l'homme, la patrie des nations de droit, elle n'en demeure pas moins assujettie aux termes du traité que son parlement a ratifié en octobre 2012.

Les conséquences seront désastreuses et que malheureusement ce système a l'obligation d'asservir la réalité à l'orthodoxie libérale. Le gouvernement actuel en est l’exécutant docile même si il n'ignore pas que les objectifs formulés par le traité européen sont inatteignables.

Vous avez récemment élu une assemblée municipale dont les pouvoirs ont été restreints jusqu'à devenir étiques.Dorénavant, les véritables décisions seront l'apanage de la communauté d'agglomération ou de communes, prélude à la disparition établie des communes (moins 1.5 milliards de dotations gouvernementales en 2014, moins 4.5 milliards en 2015 et davantage en 2016), puis celle des départements avant l'émergence des métropoles. Pensez vous que cette politique est à mettre à l'actif de l'étiquette socialiste ? Oui elle l'a adopté sans barguigner dans le sillage de leurs devanciers UMP, à l'injonction de la commission européenne, laquelle trouve que la gestion des collectivités est dispendieuse et que leur mode électif démocratique est une entrave à l'expansion des trusts et des établissements financiers.

Pourtant l'élection présidentielle aurait du éviter cette situation puisque les socialistes par définition sont opposés à l'UMP. Le constat est accablant, le système impose aux antagonistes politiques sa décision, avec leur consentement bien évidemment, car ils ont voté le traité européen (TSCG) après en avoir pris connaissance.

Le traité dicte à ce gouvernement et à son président sa politique, malgré fables post-électorales dont les médias nous ont abreuvé, à tel point que le chef du gouvernement était devenu le président de la république et que dès lors il entreprendrait une politique novatrice. On est dans le monde de marabout de ficelles, tant la défaite subie avait des accents de vengeance populaire, les socialistes actuels n'ont pas la classe des acteurs mitterrandiens, et leurs renoncements sont interprétés comme des mensonges, pire comme des félonies. Il était préférable dans ces conditions de substituer, in péto, à l'ancien chef du gouvernement un nouvel impétrant. Son pedigree importe peu, il mènera les affaires au rythme des profits fixés par la finance internationale, à lui de berner le bon peuple incrédule en le divertissant avec des farces électorales.

Toutefois l'échéance n'est pas inscrite dans les chiffres des scrutins électoraux présents ou à venir, mais uniquement dans ceux de la commission européenne 3 % et 60 % en l'an 2015, dans quelques mois. 3 % du PIB est la limite du déficit publique acceptable par la commission européenne (4.6 actuellement), 60 % du PIB est celle de l'endettement (93.5 % soit 1925.3 milliards d'euros en 2013). Impossible à satisfaire, même en supprimant les collectivités territoriales et la sécurité sociale. Pourtant ces préconisations s'appliquent déjà. On est en belligérance entre les tenants d'un système dont l'objectif ultime est la disparition des institutions de la représentation collective et nous, les anonymes, le peuple dont l'unique issue est de plier ou s'opposer à la domination des trusts et de la finance internationale.

Colère et Espoir60 n'a cessé de dénoncer cette situation, laquelle nous précipite vers l'affrontement, car nul homme libre, à condition de s'organiser politiquement, n'acceptera de renoncer à sa liberté au nom du profit consenti à une minorité. Il y a déjà bien longtemps que nous nous sommes dissociés des organisations politiques institutionnalisées, car en aucune manière elles n'accepteront que ce système, qu'elles servent avec empressement, ne se délite. Il en va de leur existence. Malgré tout, il leur faudra assumer leurs impérities et leurs mystifications lorsqu'elles auront épuisé le contenu du coffre à malices.

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