Colère et Espoir60

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CES SALAUDS DE PAUVRES NE SONT QUE DES INGRATS Par Habib ABBA-SIDICK

FRANCE-LABOUR-POLITICS-DEMO« The show must go on » convient à la situation prévalant dans un hémicycle rompu aux joutes oratoires sans lendemains, aux arlequinades où chacun interprète sa caricature et au final, sans bis, ni ter, ces acteurs sans panache, ni talent ôteront leur fardage se retrouveront à la buvette en promettant de se retrouver lors du prochain épisode.

Ainsi va la démocratie sous la cinquième république, investissant une bulle stratosphérique dans laquelle le sort « des gens de peu » est relégué au cabinet des curiosités, lui préférant l'art et la manière de préserver les privilèges en refusant notamment tout examen de leurs impenses.

Le Brexit une guignolade que les britanniques ne surmonteront pas, la Syrie après y avoir semé la discorde, les exactions et le meurtre de masse n'est qu'une affaire secondaire et après tout l'assemblée nationale n'ayant pas été consultée sur les engagements en catimini des forces spéciales opérant dans le kurdistan syrien, sans l'aval de la République Arabe Syrienne en bafouant sa souveraineté ne mérite pas que nos augustes et méritantes personnes daignent lui sacrifier une réflexion démocratique.

Alors, la refonte de la législation du serf-salarié ne vaut pas davantage que la messe dévolue à Paris. Chacun s'obligera lorsque le moment de se présenter devant l'urne funéraire surviendra, d'enterrer un siècle de luttes en faveur des droits sociaux des « gens de peu ». Tout cela nous vaudra un baroud d'honneur de la part de l'escouade des représentants de la classe ouvrière lesquels pasticheront les emportements de leurs glorieux devanciers et constateront avec soulagement qu'à la défense de la république et de ses acquis on privilégie cette pensée de Jules renard « N'écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir ».

Si le 30 septembre 2015, le premier missile projetait par les soukhoi de la Fédération de Russie pulvérisa les hordes sataniques en Syrie ainsi que l'hégémonie militaire des USA, le 23 juin 2016 le BREXIT dégrada la prédominance politique et financière des USA et accessoirement celle de l'UE sa réplique.

Depuis lors, sans aucune retenue les apôtres de la démocratie tant vantée ne cessent de se distinguer dans un fascisme rampant vociférant leur féroce abomination de l'expression populaire, en exigeant une autre consultation électorale plus en rapport avec leur expectative. Certains n'hésitant pas à vilipender ces gueux osant défier la science infuse des patriciens qu'ils devraient révérer, dixit le dandy maquisard*. Il est impératif que l'UE prohibe le droit de la plèbe à exercer le suffrage universel.

Salauds de pauvres ! recalant la liturgie dispensée par cette ploutocratie ne parvenant pas même à s'acquitter de la mission diligentée par ses maîtres. « Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ? » S'interrogeait Bertold Brecht.

Le 23 juin 2016, le BREXIT a vaporisé 3600 milliards $ que les marchés mondiaux tentent de reconstituer sans succès, dont 1300 milliards $ aux USA. Les établissements financiers européens « Too big to fail » ont été délestés de 20 % de leur valeur. Parmi lesquels on discerne : La Barclays (GB), la Royal Bank of Scotland (GB), la Lloyds Banking Group (GB), le Credit Suisse (CH), la BNP Paribas (FR), la Société Générale (FR), (sans son trader carotteur), l'UniCredit (CH), l'Intesa SanPaolo (ITA), la Banca Monte dei Paschi di Siena (ITA), le Banco Santander (ESP), la Caixa Bank (ESP).

Les établissements financiers italiens tutoient la désagrégation et mettent en péril l'édifice financier européen en stuc, la Deutschbank est dans une situation critique, mais soyez aimable ne divulguer surtout pas l'information, trop occupés qu'ils sont avec ces satanés british qu'ils vouent aux gémonies.

Ne perturbons pas les députés hexagonaux. Ils se prononceront en conscience sur la légitimité d'un pronunciamiento dicté par la commission européenne, au rythme des objurgations d'un régent maniant avec hardiesse une badine dénommée 49.3. Pas si terrible, l'insoumis de la circonstance a promis d'abroger ce texte inique, en cas de triomphe électoral. Les grecs peuvent en témoigner, la confiance est un bien précieux qu'il faut disperser avec précaution.

«*Ce Brexit, c’est la victoire, non du peuple, mais du populisme........ C’est la victoire de la foule de Métropolis sur le déjeuner des canotiers. C’est la victoire des casseurs et des gauchistes débiles, des fachos et hooligans avinés et embiérés, des rebelles analphabètes et des néo-nationalistes à sueurs froides et front de bœuf» ( BHL 30/06/2016 Le Point)




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Traduction : La jeune génération du Royaume-Uni a été sacrifiée, à cause d'une déformation des faits et des conséquences. Quoi qu'il en soit, ce résultat doit être invalidé. Peter Sutherland Président de Goldman&Sachs international.

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