Colère et Espoir60

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

D’UNE RÉVOLUTION À DES RÉVOLUTIONS Par Habib ABBA-SIDICK

car-factory-robots-1.jpgCette joute présidentielle aura permis à quelques encablures de ce scrutin d’estamper la réalité de désolation que ce gouvernement se présentant comme socialiste en 2012 a décliné pendant un quinquennat tout en usurpant sans vergogne sa symbolique.

l’ensemble des prétendants à l’exception du Front National, tout en se présentant en rédempteur d’une situation politique et économique désastreuse tentent de nous offrir en guise d’élixir la ciguë de la commission européenne sans omettre d’y adjoindre la transhumance des populations que les politiques belliqueuses du trio infernal sont parvenues à exproprier de leurs territoires respectifs et à propos desquelles le remède s’en remettrait à une feinte commisération plutôt qu’à son appréhension politique.

Lorsque l’intervention en Libye a été décidée par la précédente majorité, mais de la sorte est il nécessaire de les opposer? Tant elles sont similaires dans leurs impérities, elles n’ ignoraient pas les conséquences de la désorganisation de la Libye alors qu’elles entretenaient largement cette belligérance ainsi que celle disposant de la République Arabe Syrienne depuis 2011.

Les responsables de l’UMP et du PS n’ignoraient pas que la Libye était un espace de rétention de populations en provenance des Afriques s’essayant à glaner quelques brisures de cette prétendue opulence que le continent européen était supposé générer et dès lors que le désordre s’installait sous couvert d’une prétendue insurrection, que le rapport Chilcot réduit à sa plus simple inanité, un afflux ininterrompu d’individus submergerait les rivages méditerranéens du continent européen.

Situation identique se produisant dans le sillage de la dévastation de la République Arabe Syrienne expédiant des millions de citoyens syrien, irakien, afghan vers la Turquie, laquelle malgré des accords scellés avec la Grande-Bretagne et la France à Lancaster house en 2010, se proposant de substituer au gouvernement légal de la République Arabe Syrienne des hordes de " criminels modérés ", transformera cette surpopulation étrangère en un instrument de coercition qu’elle dirigera vers les institutions européennes au service de ses objectifs politiques.

La CIA et Georges Soros se sont appliqués à festonner ce processus, en organisant le transbordement de ces milliers de prétendants à l’abondance européenne, grâce à leur intercession auprès des mafias des balkans disposant d’un pactole humain qu’elles détrousseraient en toute quiétude.

Les USA et leurs acolytes britanniques, germaniques et hexagonaux en favorisant cette exode, méconnaissaient-ils les répercussions sur les économies européennes dans l’incapacité d’absorber ce surplus d’individus ? Pensaient-ils susciter un chambardement où le chaos y essaimerait ?

Cette migration précipitée selon les physiocrates patentés devraient suppléer au déficit natale de l’Allemagne en permettant à son économie de profiter de cette masse d’êtres humains dédiée à son exploitation et surtout à être utilisée comme un moyen d’obtenir de substantielles diminutions du coût du labeur gratifiant le salarié européen ordinaire.

Toutes ces explications, à condition d’en soustraire le cynisme de ses instigateurs, paraissent d’une exemplaire rationalité. Néanmoins, si on en examine le bien-fondé à l’aune du progrès nous nous interrogeons sur leurs pertinences. L’employabilité des hommes dans les processus industriels n’est plus une nécessité, lorsque le progrès s’immisce dans des taches industrielles épuisantes par l’introduction des automates et de l’intelligence artificielle.

Dans ces conditions, on s’égare en spéculations lorsque tous ces impétrants clament leur propension à réinventer le " plein emploi " devenu chimérique matiné d’une extension horaire de la besogne, alors que la substitution robotique inverserait le process de fabrication et libérerait l’homme de son asservissement. L’homme échappant à un enjôlement devenu naturel (mode de production-rapports de production) depuis toujours, devra-t-il se réinventer une individualité ? Privilégier davantage l’oisiveté ingénieuse plutôt que l’assujettissement à un mode de production générant son exploitation et sa réduction à un objet?

Cette révolution technologique que propulse l’intrusion du logiciel informatique peut ne plus être seulement l’apanage d’une minorité, car elle est accessible à tous, à condition d’en posséder le fonctionnement avant d’en détenir ses fonctionnalités adaptables à toutes les activités que l’homme est en aptitude d’induire à propos de son quotidien.

Est il possible de parvenir à ériger une société dans laquelle serait exclue le labeur décliné selon la formulation libérale ? Notre existence pourrait-elle ne plus dépendre d’une rémunération obtenue par l’obligation d’être exploité ?

La question fondamentale que tout un chacun devrait avoir à l’esprit est ce que le devenir de l’homme est arrimé exclusivement à un labeur rémunérateur ? Le monde devrait il être décliné seulement autour de l’exécution de process de fabrication générant le profit et l’exploitation selon que vous soyez favorisé ou défavorisé ?

Que nous apprend cette élection présidentielle ? Elle ignore cette révolution technologique .

Le concept démocratique en usage repose sur une représentativité n’ayant que peu de rapports avec une société que le progrès transforme cependant elle est encore dans l’incapacité d’en extraire toutes les les vertus émancipatrices, en raison de la formation d’un système de représentation parasitaire ayant renoncé à ses missions initiales lui préférant les attributs inhérents à une caste de marquis républicains ineptes parmi laquelle ses principaux représentants seront désignés.

La démocratie est absente de la société à laquelle on ne dispense qu’un décorum enduit de législation délimitant le droit d’expression, mais fondamentalement existe-t-elle sur son lieu d’activité ou de loisirs? Elle procède de la détention de l’autorité se manifestant soit par l’étagement des ressources financières des individus permettant d’accéder à la décision ou par les termes de la loi octroyant une légitimité engendrant l’acquisition du droit à décider.

Quelque soit la disposition de la situation, la prescription sera collective tout en étant l’apanage d’un décisionnaire unique. La plupart des laudateurs du néo-libéralisme, stupéfaits vraisemblablement qu’ils sont par l’alignement des chiffres et de la puissance enivrante de médias à leur dévotion, ont définitivement établi que la lutte des classes devaient prendre ses quartiers au musée des curiosités, comme si entreprendre sans entraves ne générait que de la munificence, alors que cela a engendré misère et tourments à travers l’ensemble de la planète aiguisant d’autant les contradictions de classes.

L’opulence à quelques uns et la dévastation d’une existence sans lendemains heureux dévolue à la majorité des individus. Un libéralisme exécré, lequel se perpétue en proposant un ersatz du libéralo-capitalisme, une savante alchimie sémantique initiant la socialo-écologie et relevant de la zen prédation, dont la qualité serait de maintenir le triptyque production-exploitation/rémunération-consommation.

Cette séquence production-exploitation/rémunération-consommation est applicable lorsque nous sommes en situation de plein-emploi et que les producteurs-consommateurs sont des individus-salariés ayant des besoins innés mais aussi acquis, que le mode libéral accentuera et métamorphosera à posteriori en profits.

Si nous instillons un zeste de progrès à notre déclinaison antérieure en lui subrogeant des automates, on obtiendra un délitement de cette cohérence libérale où un terme unique subsistera : la production.Tandis que ses corollaires, rémunération et consommation se dissiperont.

Dans ces conditions, le progrès et en particulier cette révolution technologique est actuellement le principal adversaire de ce libéralisme, lequel malgré ses tentatives (Ukraine, Libye, Syrie) ne parvient pas réaliser cette nécessaire rétrovolution exclusive, d’autant que les populations européennes sont rétives à cet endiguement du progrès et sont l’obsession de ce néo-libéralisme en quête d’une belligérance apocalyptique qu’il pense être résolutoire.

En revanche, des populations extérieures, peu instruites, souvent désespérées, inaccoutumées aux principes de la production de masse seront l’élément idoine de cette rétrovolution, dont la République Populaire de Chine s’est satisfaite tout en la maîtrisant, lorsqu’elle acceptait d’être la fabrique planétaire que dorénavant elle récuse, car n’étant plus en adéquation avec sa phase actuelle de développement, " les chemins de la soie " , soutenue par la Fédération de Russie et l’organisation de Shanghai.

Il ne nous apparaît pas nécessaire de s’attarder sur ce scrutin présidentiel, ainsi que sur ces impénitents candidats militant tous en faveur de cette rétrovolution, induisant une transmutation de populations permettant à cette exploitation libérale de perdurer. Alors que notre devenir est anticipé par " les sentiers de la soie " auxquelles l’UE et les USA s’opposent.

interparagra.gif

Partage

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet