Colère et Espoir60

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DE DÉCADENCE EN MORIBONDERIE Article actualisé le 31/10/2015 Par Habib ABBA-SIDICK

aff_col_esp_3.pngQuelque soit le sujet abordé par la classe politique hexagonale et son émergence gouvernementale, tant sur le plan domestique qu'international, il devient de notoriété publique que leurs pensées et leurs objectifs ne tutoient que l'inanité sidérale.

Nous apprenons que le ci-devant ministre des relations extérieures hexagonal a prié ces excellences des USA, du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie, d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Jordanie, du Qatar et de la Turquie de se rassembler à Paris, à propos de la situation prévalant en Syrie et d'y dénicher une solution rompant avec le processus de belligérance actuel.

On notera la singulière omission concernant la Fédération de Russie, l'Iran et accessoirement la Syrie, l'Irak et L'Égypte. La «Propacom » nous expliquera qu'en la matière il n'est pas utile de s'entretenir avec des adversaires jugés comme secondaires et qu'il est préférable de résoudre les problèmes en évitant d'y convier les protagonistes réels. C'est aussi cela le libéralisme, une fiction à laquelle on doit adhérer sans barguigner au mépris des principes objectifs d'une situation internationale inédite où la Fédération de Russie apparaît comme le vainqueur de la bataille de Syrie déclenchée par les USA, la France, la Grande-Bretagne, le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie et Israël.

Le futur successeur libéralo-socialiste UMP de l'actuel occupant socialo-libéral de l'Élysée nous gratifie d'une contrition épistolaire où il réalise son mea-culpa à propos de la Syrie qu'il titre « notre fiasco », après avoir été un fervent et obstiné partisan de la disparition du dirigeant de la république arabe syrienne et d'avoir participé à la destruction d'une nation souveraine au nom de la démocratie, des droits de l'homme et autres fariboles utilisés par les libéraux-fascistes de manière à justifier leur prédation.

Quelle est cette propension que les gouvernants hexagonaux privilégient à décider à la place des peuples, des dirigeants leur convenant?. Sûrement les habitudes contractées sur le continent africain, au milieu des parcelles francophones où les responsables, en raison de leur docilité et de leurs mauvaises manières, sont adoubés par le palais de l'Élysée et élus par le peuple. Leur bail renouvelé, à condition d'avoir été le parfait commis d'une Françafrique omniprésente. À contrario, quelques militaires séditieux enverront le récalcitrant vers un exil forcé dans le meilleur des cas.

La Syrie n'est plus une annexe de la république et encore moins celle de la Qatar Petroleum. Le Qatar est l'un des plus importants producteurs de méthane et dans ces conditions avec le soutien actif des USA n'a pas admis le déploiement du projet syrien dénommé le Ducstan lequel mettait en péril Nabucco.

En s'opposant à la Qatar Petroleum et aux USA, le dirigeant de la république Arabe Syrienne s'est exposé au châtiment prodigué en pareille occurrence : La déstabilisation militaire, politique et économique ourdie par les experts de la CIA et leurs alliés captifs.

De la Syrie aux élections régionales, il demeure la sainte urne consolatrice des déboires levantins de cette classe politique se préservant des missiles projetaient par les sukhoï, dont nos parangons en vertus démocratiques vanteront les mérites en exhibant leur programme supposé rédempteur d'un cataclysme annoncé qu'ils négligent de nous révéler. En revanche, on ne nous épargnera pas la sondagite aiguë arborant un FN aux firmaments, en espérant que la sainte-trouille s'emparera des électeurs et qu'ils préféreront leurs habituels pharisiens à ces publicains novices. Et pourtant cela avait de l'importance jadis, aujourd'hui notre devenir est ailleurs.

«Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui ruse avec ces principes est une civilisation moribonde (Aimé Césaire).»

Article actualisé

À vienne se sont rassemblées les nations prétendant résoudre la belligérance syrienne le 29/10/2015. La position hexagonale, en dépit d'un rapport de forces défavorables a tenté en réitérant sa position obsessionnelle, d'une éviction de l'actuel dirigeant de la république arabe syrienne, d'accentuer son préalable excluant. En perpétuant ses allégations jamais étayées par des preuves tangibles tant ses évaluations sont contestables, ne disposant d'aucune représentation diplomatique depuis plusieurs années en Syrie, la presse hexagonale comme internationale n'étant pas autorisée à pénétrer sur le territoire syrien, ses intelligences bien que présentes, sont extrêmement limitées de par l'action des services syriens et russes, s'en remettant aux avis de presse servant sa propacom délivrés par l'OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l'Homme), à l'instar des principaux médias occidentaux comme BBC, SKYNEWS, CNN, ABC. Cette organisation est établie à Coventry en Grande-Bretagne, souvent accusée d'être l'objet des attentions du Foreign Office, du MI5, du Qatar et de la National Endowment for Democracy financée par le congrès des USA.

Son principal responsable a maintes fois était confondu par ses annonces mensongères et partiales. Néanmoins, il est l'unique source d'informations en provenance de Syrie que l'actuel gouvernement hexagonal utilise lorsqu'il souhaite corroborer son discours belliqueux destiné, faute d'être en aptitude de s'opposer aux forces militaires russes, à dresser des chicanes vouées à empêcher toute résolution de la situation syrienne, après avoir été le principal instigateur en 2011 de la déstabilisation de la Syrie qu'il dissimule malgré les évidences s'accumulant depuis lors.

Les puissances occidentales sont déterminées à expulser le responsable élu de la république arabe syrienne, car en cas de scrutin ils n'ignorent pas que son élection serait une formalité, tant leurs séides, la plupart n'étant pas syrien, sont plus sûrement des meurtriers de droit commun, mais dans l'incapacité d'en triompher démocratiquement et de gouverner la république arabe laïque de Syrie dominée par le Baasisme. En dépit des postures de circonstances des gouvernants hexagonaux, la situation militaire semble être à l'avantage des forces liguées autour de la Russie, retenant les milices kurdes, irakiennes et celles du hezbollah ainsi que les troupes régulières syriennes dont le potentiel a été préservé et renforcé par l'apport des instructeurs russes et persans supportant la plupart des engagements opérationnels terrestre. L'hexagone a hypothéqué par son dogmatisme impérialiste et atlantiste son devenir au levant et cette inhabilité obère durablement ses positions politiques et économiques au proche-orient.

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