Colère et Espoir60

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DONALD TRUMP OU LA CIA : UNE LUTTE SANS MERCI Par Habib ABBA-SIDICK

101214-cia-torture-m_0.jpgL’ex-monde se disloque inexorablement malgré ses tentatives actuelles de maintenir une prédominance largement entamée. Les USA en ont depuis 1945 incarné sa genèse en déclinant les poncifs de la légitimité que l’on nomme pompeusement la démocratie. Cet excellent paravent leur ayant permis de répandre la fureur de l’acier destructeur sur l’ensemble de la planète et de l’asservir militairement, économiquement et financièrement.

À l’exception de la Fédération de Russie, de la République Populaire de Chine et de l’Iran la planète semble se complaire dans une amnésie savamment entretenue par des médias propageant une désinformation perpétuelle sur la situation réelle du monde et de ses transformations économiques et financières, ainsi que sur les véritables responsables de ce désordre organisé.

À Washington, cette babel libérale dévorée par la prévarication une lutte mortifère entre la légitimité démocratique s’opposant à la réalité profonde a débuté depuis l’accession du président Donald Trump élu en novembre 2016 succédant à l’emblématique progéniture de la CIA Barack Obama auquel les sphères libérales vouent une adulation proche de la déification.

Certes, il a un avantage épidermique lorsque l’on s’en remet à l’histoire des USA et aux luttes menées par la communauté afro-américaine en faveur des droits civiques dont l’apogée se situe dans la décennie des années 60, mais en dehors de cette juxtaposition médiatique reposant sur l’unique désignation épidermique, Barack Obama n’appartient pas à ce passé en raison de ses origines le reléguant au rang d’observateur d’un combat auquel aucun de ses ascendants paternels ou maternels n’a été amené à participer.

En conséquence, la présentation d’un Barack Obama comme la résultante du combat en faveur des droits civiques emmené par les Martin Luther King, MalcomX ou Eldridge Cleaver relève d’une médiocre supercherie destinée à estamper le peuple américain et à séduire la gauche " socialiste " européenne dont la doxa est une scandation anti-xénophobe de principe. Barack Obama est un représentant de l’establishment lequel était parfaitement adapté aux perspectives dressées par les néocons.

L’actuel président Donald Trump est son exact opposé bien qu’appartenant lui aussi à l’establishment. À l’évidence, leurs fréquentations n’ont pas été identiques, tout le monde ne peut pas avoir eu des géniteurs liés à la CIA, en tant qu’agent actif du principal service d’intelligence des USA, un pouvoir dans le pouvoir. Le président Donald Trump est issu d’une lignée de milliardaires ayant acquis leur puissance financière dans l’immobilier. La CIA est un pouvoir dans le pouvoir, une institution dans l’institution en aptitude d’orienter la politique des USA, l’élection d’un président, être à l’origine des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), depuis qu’elle s’est affranchie de la tutelle du congrès américain en développant ses propres ressources financières.

Depuis l’élection de Georges Bush Senior, lequel précédemment dirigea cet organisme de 1976 à 1977, auquel lui succéda Georges Bush Junior, puis Barack Obama, la CIA a régné en maître absolu sur La politique des USA. La multiplication des interventions militaires au Proche-Orient, la création d’ Al-Qaïda comme vecteur de déstabilisation en Syrie et en Irak devant préparer l’ultime belligérance avec la Fédération de Russie et la République Populaire de Chine ne sont pas la traduction d’une stratégie relevant des présidents américains successifs, mais davantage celle de la CIA devenu le véritable Deus Ex Machina ordonnançant la politique des USA.

L’élection du Président Donald Trump a modifié ces dispositions, il n’est pas originellement un homme de la CIA, comme d’ailleurs Bill Clinton ne l’était pas, mais le devint à posteriori avec la forgerie de l’affaire Lewinsky où l’indéfectible duo CIA-Mossad parvint à le subvertir. Le Président Donald Trump dans son affrontement avec la CIA a décidé de militariser son appareil exécutif comme en témoigne ses récentes nominations à la Maison-Blanche où le Pentagone est largement représenté.

On n’omettra pas de se rappeler qu’un rapport de la DIA en 2012, (Defense Intelligence Army), le service de l’intelligence militaire des USA, rédigé par le lieutenant-Général Mike Flynn sur la Syrie opposait un démenti catégorique aux affabulations concernant l’existence d’une " opposition modérée " en Syrie et mettait en relief l’apport en matériel militaire des USA dispensé au Front Al Nosra. Le lieutenant-Général Mike Flynn rallia le candidat Donald Trump et fut nommé à la sécurité nationale avant d’être démissionné suite aux allégations colportées par la CIA via le New York Times à propos d’une collusion supposée entre le futur Président Donald Trump et des agents du FSB de la Fédération de Russie.

Comme Bill Clinton et antérieurement John Fitzgerald Kennedy, le président Donald Trump est l’objet par la CIA et de ses séides : la NSA, Wall Street, le Parti Démocrate, le New York Times, le Washington Post, Google, Facebook d’une avalanche médiatique destructrice, auquel la gauche américaine mentor de la gauche de gouvernement hexagonale apporte sa contribution, ainsi que celle du milliardaire Georges Soros, promoteur des révolutions irisées, délivrant une démocratie s’inscrivant dans la trajectoire des Tomahawk destinées aux réfractaires.

Les récentes manifestations organisées à Charlottesville, notamment par des organisations présumées anti-racistes s’opposant à un rassemblement des suprémacistes, ont servi à raviver auprès des opinions publiques la xénophobie supposée du président Donald Trump et d’envelopper dans un même coryphée, les milliardaires Bush, Carl Icahn, dont on méconnaissait les engagements prononcés en faveur de la cause afro-américaine, ne sont qu’une des nombreuses tentatives que les adversaires du président Donald Trump utilisent de manière à le soumettre aux paradigmes de la politique américaine édictés par la CIA depuis son avènement officiel en 1989.

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Cet antagonisme manifeste trouve son origine dans le développement des " chemins de la soie ", un immense projet de développement transcontinentale s’opposant à " l’hégémonie démocratique " des USA que mène la Fédération de Russie, la République Populaire de Chine, la République Islamique d’Iran. Les USA dont la situation économique se détériore, en dépit des proclamations d’embellies véhiculées par une presse domestiquée, n’ont d’autres ressources que d’organiser le chaos à défaut de s’associer à ce projet lequel nécessite qu’ils renoncent à une prédominance claironnée, mais de moins en moins tangible.

Les USA ont entamé un processus belliqueux avec toutes les nations n’acceptant par leur domination économique, politique et militaire intercontinentale et certains dans les milieux mal intentionnés américains évoquent même une déflagration mondiale dont les principaux adversaires désignés seraient la République Populaire de Chine et la Fédération de Russie dont l’activisme économique est considérée comme un refus de la Pax America.

Les récentes mesures coercitives décrétées par les USA à l’endroit de la Fédération de Russie, de l’UE pourtant un allié docile, du Venezuela, de la République Islamique d’Iran, de la Corée du Nord, de la République Populaire de Chine sont autant de camouflets reçus par la puissance américaine déclinante, inapte à entretenir des rapports internationaux fondés sur le droit reconnu de chaque nation à exercer son libre choix.

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