Colère et Espoir60

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DU RIFIFI CHEZ LES WAHHABITES Par Habib ABBA-SIDICK

la_mecque.pngEn Arabie Saoudite, les sabres se sont échappés de leur fourreau. Le prince dynaste Mohamed Ben Salmane récemment promu a en quelques moulinets relégué au cachot les prétendants lui disputant son précieux trône, au motif qu’ils étaient traversés par la prévarication. Le vainqueur appliquant le mot de Brennus " Malheur aux vaincus " s’est emparé de leurs dépouilles opimes, soit plusieurs dizaines de milliards $, lesquels augmenteront son trésor personnel.

Ses rivaux potentiels issus de la lignée du roi Abdallah ne lui disputeront plus son autorité et devront acter leur allégeance à la lignée des Ben Salmane, dont le patriarche cacochyme Salmane ben Abdelaziz Al Saoud est l’actuel souverain. Parmi les désignés à la paillasse douillette des geôles saoudiennes réservés à la lignée royale se trouvent l’un des représentants de la fratrie Ben Laden, la Cinquième fortune du royaume Wahhabite, ainsi que plusieurs autres dignitaires dont le prince Al-Walid ben Talal appartenant à la descendance d’Ibn Saoud fondateur de la dynastie et du royaume.

Actuellement retenus au Ritz Carlton de Riyad, dépouillés de leur fortune ils sont en attente de leur sort. Parallèlement à cette épuration, le chef du gouvernement libanais Saad Hariri a annoncé sa démission lors de son séjour forcé au royaume wahhabite sur l’injonction des autorités saoudiennes dont on ne soulignera jamais assez leur immixtion dans la belligérance syrienne.

Le prince Mohamed Ben Salmane est l’instigateur de l’envahissement désastreux du Yémen par les troupes saoudiennes lesquelles perpètrent d’odieux massacres avec le concours des USA de la France et de la Grande-Bretagne depuis plusieurs années, de manière à s’opposer à une prétendue expansion iranienne soutenant les Houthis luttant et infligeant des pertes conséquentes aux envahisseurs venus du royaume wahhabite.

Récemment des accords d’assistance réciproque ont été scellés entre Israël et le Royaume saoudien. Déjà très engagés dans leur soutien à Daesch, en Irak et au Front Al Nosra, en République Arabe de Syrie les premiers nommés ont été les pourvoyeurs d’instructeurs et d’informations sur les mouvements de L’armée Arabe de Syrie, ainsi que la base arrière du Front al Nosra stationné dans les régions proches du Golan et les seconds oeuvreront par un financement massif permettant l’acquisition de matériel militaire et le recrutement en ressources humaines destinés au Front Al Nosra en relation étroite avec la CIA, le MIT(services spéciaux turcs) et le MOSSAD .

Le royaume saoudien est en proie à des difficultés financières importantes l’amenant à réviser sa politique domestique compte tenu de l’amoindrissement de son pactole généré par ses exportations d’hydrocarbures, dont les tarifs sont en diminution et aussi s’affronter à une concurrence que lui dispute la Fédération de Russie devenu le premier producteur mondial de cette énergie fossile, ainsi que la République Populaire de Chine premier importateur mondial laquelle a signifié au royaume saoudien que leurs exportations devront dorénavant être libellés en Yuan. Autrement, la Chine s’en remettra à la Fédération de Russie et à la République Islamique d’Iran en capacité d’approvisionner ses besoins énergétiques.

L’Arabie Saoudite, après les accords entre Henry Kissinger et le roi Faycal en 1971 est devenu le principal producteur de pétrodollars permettant à Richard Nixon le président des USA de l’époque de décréter que le dollar serait désormais l’unique devise de réserve par son intervention dans toutes les transactions internationales.

Dorénavant, les saoudiens devront renoncer à leurs relations unidirectionnelles avec les USA, lesquels ont quelques difficultés à admettre que que celles-ci devront s’accommoder de la présence de la Fédération de Russie et de la république Populaire de Chine dont, n’en déplaise à la classe politique hexagonale et à ses laudateurs, représentent si l’on y inscrit les chemins de la soie en perspective un processus économique supérieur à celui développé par les USA et le continent européen depuis 1945.

Toutefois, l’Arabie Saoudite ne désespère pas que ses liens avec Israël lui permette de rallier à sa cause les USA en désignant le Hezbollah comme l’adversaire privilégié. Souvent, présenté à tort comme l’exécutant de la République Islamique d’Iran au Proche-Orient. N’étant pas parvenue à bouter le pouvoir du président Bachar Al Assad en Syrie, l’Arabie Saoudite n’espère-t-elle pas qu’une belligérance au Liban de connivence avec Israël lui accorderait la possibilité d’endiguer le Hezbollah, tout en amenant la République Islamique d’Iran à intervenir, provoquant l’ingérence des USA dont se satisferait Israël ?

Il ne semble pas que la Fédération de Russie accepte l’ébauche d’un tel stratagème et pas davantage la République Islamique d’Iran, comme le renforcement de son potentiel militaire défensif et offensif l’atteste, cette dernière se tenant prête à toutes les éventualités.

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