Colère et Espoir60

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

"JE SUIS PRÊT" …….À TOUT Par Habib ABBA-SIDICK

Francois-Hollande-sur-le-perron-de-la-Maison-Blanche-pour-le-diner-d-Etat-organise-en-l-honneur-de-la-France-le-11-fevrier_exact1024x768_l.jpgLe Président de la république François Hollande a récemment déclaré « je suis prêt ». François Hollande a toujours depuis l’éclosion de sa Carrière politique fréquenté avec assiduité les instituts de sondages et d’études. Les panels ont souvent remplacé les convictions imprimant chez l’individu une certaine « lissitude ».

Le discours dépourvu de la moindre aspérité, dispensé de la rhétorique idéologique comme il sied lorsque l’on était premier secrétaire d’un Parti Socialiste, dont la mutation social-démocrate était déjà survenue dès 1984 avec la sortie du PCF du gouvernement de l’Union de la Gauche.

Lorsque en 2012, François Hollande est devenu le Président de la République , ce n’était pas une divine surprise. Seulement l’effet mécanique d’un système ne distinguant pas les antagonismes, mais recrutant des incarnations propres à interpréter et à réaliser des politiques décidées par la finance internationale siégeant à la City et à Wall Street. Tel un mouvement perpétuel, son successeur en 2017 perpétuera la constante de cette mécanique : Amasser du profit financier.

François Hollande et la cohorte des prétendants à la mandature suprême ne situent pas leurs actions politiques, dont ils sont dépourvues, dans une lignée où l’autonomie et l’indépendance des décisions serviraient la nation française, mais à l’évidence dans une réalité conforme à des objectifs détruisant la légitimité de la République, de la nation et de la laïcité.

L’année 2008 installe le désordre financier global jusque là en gestation et permet à la finance internationale d’accroître sa puissance en réduisant les nations et leurs autorités à des territoires, à de simples commis et dont les populations seraient désormais au service des établissements financiers par lesquels se manifestent nos existences.

Dès lors, la France devenait un adversaire dont la destruction était jugée primordiale car rétive à un néo libéralisme se heurtant à cette construction élaborée en 1945 reposant sur la solidarité, dont les architectes étaient d’abord les communistes. Certains rétorqueront que c’était De Gaulle, il n’en fut qu’un génial interprète, le « symbole » comme le qualifiait Emmanuel d’Astier de la Vigerie.

Dès 2007, les orientations néolibérales étaient présentes dans la scandation du représentant d’une droite dénaturée « Travailler plus pour gagner plus » à contrario du progrès lequel inverse les termes de ce slogan « travailler moins pour gagner plus ».

D’une part l’attrape-nigaud proféré par Nicolas Sarkozy satisfaisait l’élite patronale laquelle pourrait ainsi en extraire un profit maximal, tout en offrant aux salariés l’illusion d’une rémunération rehaussée par les horaires supplémentaires vierges de toutes taxations et d’autre part cela permettait de différer l’investissement technologique lequel était illusoirement compensé par cette extension de l’activité humaine.

Cependant, surtout de ne pas aborder la question fatidique d’une société où une majorité d’individus n’auront plus d’activités rémunératrices (automatisation inhérente à une révolution technologique inaltérable), sur lesquelles étaient organisées la séquence où le producteur est aussi le consommateur et en conséquence sa consommation dépend de la rémunération de son activité. Lorsque l’activité disparaît, se dissipe la rétribution et donc la consommation et se pose avec acuité le problème du fonctionnement de la société dans son intégralité, y compris son accomplissement politique lequel devient anti-démocratique, car ne correspondant plus à l’ordonnancement initial.

La classe politique met en exergue sa dévolution à réformer, synonyme de « mise aux rencarts », si l’on souhaite être trivial. Par un glissement sémantique, la réforme est l’attribut de la dissolution de l’architectonie érigée en 1945 et devant permettre à la France d’être au diapason néolibérale des autres nations captives de l’empire de la finance internationale.

Une mise aux normes, en adéquation avec le TAFTA et le CETA véritables instruments de domination et de soumission initiés par les USA et implémenter par l’UE autre vecteur de coercition favorisant la dissipation de la nation Française.

François Hollande a-t-il dérogé à cette instrumentalisation de la classe politique hexagonale dans son ensemble au service d’une idéologie sectaire où « en dieu nous croyons » ? Il l’a avalisé, mis en application et l’a transformé en viatique électoral.

La laïcité inscrite dans la loi depuis 1905 n’est nullement confortée, elle est quotidiennement bafouée par ces hérauts se proclamant rempart à sa disparition et dont les actions sont l’expression de son effacement programmé, ainsi que de la résurgence du pouvoir religieux, lequel est aussi la manifestation d’un néo libéralisme s’astreignant à tenir les individus éloignés des savoirs en lui préférant le mysticisme et l’intemporel.

C’est en cette question, qu’intervient l’islam, l’alibi commode, que les adeptes de « la France fille aînée de l’église » manie sournoisement. L’islam propulsée aux gémonies, mais que le pouvoir politique tente de hiérarchiser, tel le catholicisme et son clergé. Alors que les musulmans n’en possèdent point et aucune autorité ne peut s’en réclamer, excepté Daesh et les wahhabites s’arrogeant le droit d’édicter, selon leur interprétation les principes coraniques, et devenant de facto l’alpha et l’oméga de la religion musulmane en s’immisçant notamment dans les banlieues hexagonales par l’intermédiaire des prédicateurs menant une véritable infiltration et propageant une version tronquée du coran avec la bénédiction d’une classe politique assujettie. De facto, la République Arabe Syrienne prônant le socialisme et la laïcité, car c’est une véritable république laïque, doit disparaître et devenir à l’instar des autres, une contrée relevant d’un islam revisité par les wahhabites et leurs obligés occidentaux.

Les atermoiements de la classe politique hexagonale dissimulent l’acceptation de leur asservissement. Comment n’en serait-il pas autrement, lorsque l’on discerne les protagonistes déclarés de la prochaine joute présidentielle ? Plusieurs d’entre eux sont des Youngs Leaders issus de la French American Foundation : François Hollande (1996), Alain Juppé (1982), Emmanuel Macron (2012), Arnaud Montebourg (2000), Nathalie Kosciuscko morizet (2005).

Cet organisme comptent de généreux mécènes parmi eux : David Rockfeller , John Negroponte (Ex directeur de la CIA), Franck Carlucci (Ex NSA sous Ronald Reagan et soupçonné d’avoir participé à l’assassinat de Patrice lumumba au Congo Belge en 1961, directeur du fond d’investissement Carlyle abritant Dick Cheney, Donald Rumself, Caspar Weinberger. Bref, un cénacle de poètes. Hommes liges des « néocons » américains. Mais que n’accepteraient ils pas d’alliés aussi « fidèles » ?

Alors, dans ces conditions on peut dire que François Hollande, président putatif de la république Française, comme l’était son prédécesseur et comme le sera son successeur, « est prêt » …..à tout accepter de ses alliés si nécessaires à cette imposture.

Partage

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet