Colère et Espoir60

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L’ADDICTION RUSSE DES NÉOCONS Par Habib ABBA-SIDICK

Obama-Trump-wiretaping-pedogate-FBI-696x484.jpgLorsque l’on décrypte les articles émanant de Libération ou de Médiapart à propos des liens supposés que la Fédération de Russie entretenaient avec Donald Trump, alors qu’il briguait la présidence en 2016, on s’étonnera que cette presse ayant le sens de la précision lorsqu’il s’agit de lapider un ministre omettant de déclarer un compte offshore ou un autre recevant une garde-robe d’une de ses relations, omette à ce point de dénicher la faille adjacente à ce récit abracadabrantesque qu’elle nous serine avec partialité relayant ainsi la cabale véhiculée par les Néocons et les démocrates emmenés par Barack Obama, Hillary et Bill Clinton.

D’ailleurs, la presse américaine rapporte que deux individus investiguant, l’un  Klaus Eberwein  de nationalité Haïtienne, sur les détournements des soutiens financiers alloués à Haiti au profit de la fondation Clinton. Il devait témoigner à l’audience de la commission anti-corruption du sénat haïtien le 18 /07/2017 et l’autre, Peter Smith membre du parti Républicain, avait diligenté des investigations personnelles à propos des 30 000 courriels effacés par Hillary Clinton et indiqué au Wall Street Journal que la Fédération de Russie n’était pas impliqué et que son innocence serait bientôt prouvée, s’étaient supprimés. Décidément, autour d’Hillary Clinton les dépressifs sont légions.

June 3, 2016, 10:36 a.m. From Rob Goldstone to Donald Trump Jr.

Good morning

Emin just called and asked me to contact you with something very interesting.The Crown prosecutor of Russia met with his father Aras this morning and in their meeting offered to provide the Trump campaign with some officials documents and information that would incriminate Hillary and hear dealings with Russia and would be very useful to your father.This is obviously very high level and sensitive information but is part of Russia and its government’s support for Mr. Trump – helped by Aras and Emin. What do you think is the best way to handle this information and would you be able to speak to Emin about it directly?

I can also send this info to your father via Rhona, but it is ultra sensitive so wanted to send to you first.

 Best,

Rob Goldstone

3 juin 2016, 10:36 a.m.

De Rob Goldstone à Donald Trump Jr.

Bonjour, Emin vient de m’appeler et m'a demandé de vous contacter car il a quelque chose de très intéressant. Le procureur de la Couronne de Russie a rencontré son père Aras ce matin et lors de leur réunion, il lui a proposé de fournir à la campagne de Donald Trump des documents officiels et des informations incriminant Hillary au sujet de ses relations (d’affaires) avec la Russie et cela serait très utile pour votre père. Il s'agit évidemment d'informations extrêmement confidentielles et réservées, c’est l’apport de la Russie et de son gouvernement à M. Trump - soutenu par Aras et Emin.

Qu'en pensez-vous, est ce la meilleure façon de gérer cette information et pourriez-vous en discuter directement avec Emin?

Je peux également envoyer cette information à votre père via Rhona, mais comme elle est très confidentielle, je préférais vous l’adresser d'abord.

Meilleurs salutations,

Rob Goldstone

On apprend évidemment, après la rencontre entre le président américain Donald Trump et le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine à Hambourg lors du G20, que Donald Trump jr avait accepté le 09 juin 2016 une rencontre avec une supposée envoyée du Kremlin avocate d’affaires Natalia Veselnitskaya commise par le procureur de la Couronne de Russie prétendant détenir des documents compromettants (jamais remis à Donald Trump Junior) sur Hillary Clinton rivale de Donald Trump Senior et que parmi les protagonistes de ce Rendez-Vous, il y avait un " maitre-espion " Rinat Akhmetshin ayant été membre du KGB.

Depuis, on est en droit de relativiser cette information, car son appartenance à ce service n’est plus aussi avérée que dans les premières éditions du Washington Post, puisqu’il aurait été membre des forces spéciales russes. Difficile de s’y retrouver, car à l’avènement de Boris Elstine nombreux furent les membres des unités spéciales ou du KGB à se volatiliser dans les délices du néolibéralisme émergeant. Jared Kushner, Le gendre de Donald Trump et époux de sa fille Ivanka Trump, Paul Manafort assistant de Donald Trump pendant la campagne électorale et Rob Goldstone à l’origine de cet événement, étaient présents.

Rob Gladstone personnage sulfureux est un publiciste et un des associés de l’entreprise GPS Fusion laquelle a participé, sur la sollicitation de membres du parti Républicain opposés à l’investiture de Donald Trump comme candidat du Parti Républicain, à rassembler les éléments d’une affaire permettant de discréditer Donald Trump lors des primaires américaines du GOP (Great Old Party).

Malgré l’insuccès que rencontrera cette tentative ourdie par les républicains, des soutiens d’Hillary Clinton s’adressèrent à Rob Goldstone lequel avec un ancien du MI6 Christopher Steele révélèrent que Donald Trump, lorsqu’il était en affaire avec ses homologues russes, pratiquait l’art " des parties fines " que les services spéciaux russes visionnaient. Ces révélations infondées furent utilisées par l’entourage d’Hillary Clinton de manière à nuire à son rival, il ne semble pas à l’époque que le New York Times, CNN ou le Washington Post s’offusquèrent des procédés employés par Hillary Clinton et le Parti Démocrate.

Natalia Veselnitskaya avocate de la couronne de Russie selon Rob Goldstone, quelques mois auparavant n’avait pas pu obtenir un visa d’entrée aux USA, sur intervention de Loretta Lynch, ministre de la Justice, il lui fut délivré un visa spécial couvrant la période d’un procès débutant le 09 juin 2016 (jour de la rencontre avec Donald Trump junior) opposant une entreprise russe, dont elle était l’avocate, au ministère public américain. Il est avéré qu’elle n’a pas de liens particuliers avec les autorités russes, en revanche elle est proche de la société GPS Fusion.

Paul Manafort assistant de Donald Trump pendant la campagne électorale de 2016 était sous suivi électronique de la NSA, comme l’était Jared Kushner et Donald Trump junior, en conséquence lors de cette rencontre tous leurs appels entrants et sortants étaient interceptés par la NSA et dans certains milieux de l’intelligence américaine, il est acquis que cette rencontre aurait permis au président Barack Obama d’obtenir de la cour de la FISA, en octobre 2016, l’habilitation nécessaire à la mise sous surveillance par la NSA de Donald Trump et de son entourage sous la supervision de Susan Rice.

Rappelons-nous de Susan Rice, assistante à la sécurité nationale du président Barack obama, ayant révélé que Donald Trump et son entourage avaient été l’objet d’une étroite surveillance de la part de la NSA pendant la campagne des présidentielles 2016.

L’ordre de procéder à ce suivi électronique et à sa divulgation relevaient exclusivement de Barack Obama en tant que président des USA. Susan Rice, la responsable de la sécurité nationale auprès du président, a reconnu depuis avoir ordonné le décryptage des interceptions électroniques des conversations du candidat Donald Trump authentifiant les relations supposées avec des personnes prétendument identifiées comme des agents russes.

Selon le droit américain le président Barack Obama ne pouvait pas utiliser les ressources de la NSA en matière d’intelligence en ayant comme objectif de surveiller un adversaire politique. Susan Rice en se dénonçant permettait au président Barack Obama de se défausser et d’échapper à une mise en accusation.

En effet, après plusieurs essais infructueux de la part du Président Barack Obama, notamment en juin 2016 d’user du FISA Act*, en octobre 2016 la maison-Blanche obtint l’autorisation de la cour FISA lui permettant d’épier Donald Trump et son entourage, au prétexte que l’on soupçonnait la présence de serveurs informatiques dans la Trump Tower par lesquels auraient transité les relations commerciales qu’entretenaient l’homme d’affaire Donald Trump avec des établissements financiers russes. Aucune preuve ne put être exhibée, néanmoins le suivi électronique fut maintenu et son décryptage ordonnée par Susan Rice et vraisemblablement par Barack Obama.

Le Washington Post, le New York Times et CNN préfèrent se départir de leur déontologie et servir les cabales que les néocons délivrent à l’endroit du Président Donald Trump devenu leur adversaire en s’épargnant l’objectivité nécessaire à ce genre d’exercice. En cette occurrence Libération, Médiapart et le Monde n’hésitent pas à retranscrire comme à propos de la Syrie, de l’Ukraine ou du Venezuela les imprécisions volontaires ou davantage encore des éléments de désinformation que les néocons mettent à la disposition de la presse internationale et ainsi participent à cette vaste propagande légitimant l’impérialisme américain et fustigeant la Fédération de Russie comme à l’époque de l’opposition Est-Ouest.

Paradoxal, lorsque l’on a appréhendé l’information avec le Monde et Libération. C’était Jadis…. Malcom X avait raison d’affirmer que « Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment. »

  • Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) est une loi du Congrès des États-Unis de 1978 décrivant les procédures des surveillances physiques et électronique, ainsi que la collecte d'information sur des puissances étrangères soit directement, soit par l'échange d'informations avec d'autres puissances étrangères.

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