Colère et Espoir60

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

L’IDÉOLOGIE D’ISRAËL Par Habib ABBA-SIDICK

ideologie_israel.jpgSatisfaire, tel est le leitmotiv du président de la république. Des égards à l’adresse de la Fédération de Russie, vilipendée sitôt la visite achevée, Une fanfare et une revue militaire destinées à raffermir des liens particulièrement distendus par son prédécesseur avec son actuel homologue des USA, brocardé par l’establishment hexagonal et en apothéose, recevant le chef du gouvernement israélien, une sentence résumant ce début de siècle où se mêle opportunément mensonges et forfaitures " Nous ne céderons rien à l'antisionisme, forme réinventée de l'antisémitisme ".

Il est intéressant de s’attarder sur cette considération obligée, que les puissances occidentales ont toujours témoigné à Israël présenté comme le prince des vertus des nations, en raison de l’holocauste exécuté et revendiqué par l’Allemagne sur plusieurs millions d’individus relevant des croyances hébraïques, les excluant de toutes responsabilités dans leurs exactions futures.

Depuis 1948, Israël est devenu une nation structurée et reconnue par la plupart des autres nations, participant de facto aux transformations de ce monde, défendant en usant de sévices et de violences leur territoire comme n’importe lequel d’entre eux. Mais, Israël à contrario dispose d’une impunité à laquelle nul autre que lui ne peut prétendre.

Le sionisme est une " idéologie politique fondée sur un sentiment national juif, décrite comme nationaliste par les uns et comme émancipatrice par les autres, prônant l'existence d'un centre territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Terre d'Israël ". Ses références sont bibliques, issues de la Torah enseignant les préceptes de la religion hébraïque, mais elles sont aussi la résultante des persécutions et des pogroms pratiqués sur le continent européen, notamment dans sa partie orientale sur les adeptes de cette religion.

Cette puissante alchimie a forgé à partir de 1897 l’organisation sioniste mondiale dirigée par Theodor Herzl prônant l’établissement d’un foyer juif en Palestine, alors sous protectorat britannique.

Depuis la naissance d’Israël en 1948 avec l’acceptation de Joseph Staline et de l’URSS, un mode de gouvernance militaro-théocratique incluant une mouvance à l’origine nationaliste et socialiste et une autre se déployant sur des fondements théocratiques, s'est imposée.

Depuis lors, Israël a toujours su manier avec habileté le paradoxe démocratique en usage, comme un paravent dissimulant sa véritable matrice à la fois militaire garante de son existence, adhérant au complexe militaro-industriel de l’OTAN et religieuse permettant de rassembler les populations issues de divers territoires européens et proche-orientaux sur un lieu, la Palestine, dont les natifs étaient majoritairement des arabes de confession musulmane.

En conséquence, la Palestine dès 1948 est purgée de sa population native, notamment arabe de Palestine, expulsée et assujettie à l’exil perpétuel. Israël malgré ses dénégations soutenues par des responsables occidentaux taiseux, bien souvent complices, ne peut dénier s’être autorisé à pratiquer ce vaste " dérangement " et de s’être emparé d’un territoire dont l’appartenance hébraïque ne relève que des saintes écritures bibliques ne justifiant au regard du droit international que d’une exaction, sous la forme d’une préemption par la force, sur une contrée accueillant des populations sémites ne s’inscrivant pas dans la tradition hébraïque.

Par une translation sémantique, le terme de sémite est exclusivement l’apanage des individus se revendiquant des principes hébraïques. Nonobstant, que les peuples arabes peuvent en revendiquer davantage l’utilisation, car il distingue des populations du Proche-Orient.

En conséquence, différencier une xénophobie par rapport à une autre ne paraît pas servir la cause de ses opposants, mais sollicite une exclusivité érigeant " l’antisémitisme " au sommet d’une hiérarchie inadmissible si l’on considère que les hommes sont égaux entre eux.

Dans ces conditions et dans l’absolu, il est manifestement périlleux d’associer l’antisémitisme à l’antisionisme un peu comme si les anti-bolcheviques étaient qualifiés d’anti-russes, à moins d’insinuer un rapport politique générant une propagande aux objectifs impérialistes. En cela, nous pourrions appréhender les raisons de cet amalgame servant une politique, où s’étreignent les monarchies du golfe, les néocons de tout acabit et Israël ligués dans une belligérance en République Arabe de Syrie laïque et socialiste.

Israël a participé à la destruction de la république Arabe de Syrie en approvisionnant en matériels militaires les éléments du Front Al Nosra et en mettant à leur disposition ses aéronefs opérationnels pilonnant les positions de L’Armée Arabe de Syrie de manière à préserver le Golan territoire syrien illégalement occupé par Israël.

En Palestine, Israël mène une féroce répression et a tenté en août 2014, lors de l’opération " Bordure protectrice ", de bannir les palestiniens en scellant un accord avec l’ex-président égyptien (approuvé par l’ex-président Barack Obama) membre de la confrérie des Frères musulmans, depuis destitué et enjôlé, lequel avait accepté de céder une partie du Sinaï préalablement acquise par un ensemble d’affairistes palestiniens, égyptiens, américains, israéliens et du golfe dédiée à l’accueil les populations de Gaza assaillies par Tsahal, dont la mission était de ravager systématiquement l’habitat des gazaouis les obligeant à se réfugier dans le Sinaï.

Israël s’est approprié les réserves de méthane et d’hydrocarbures des palestiniens. Un gisement dénommé Gaza Marine est exploité par la Shell, pendant que les habitants des territoires palestiniens sont reclus et entièrement dépendant de leur conquérant les pourvoyant en énergie au gré de ses desiderata.

L’expansionnisme d’Israël vers la formation d’Eretz Israël n’est pas ignoré par le sionisme, il en est la matrice. Quel rapport avec l’antisémitisme? Quelle nation est en accord avec l’extension du territoire de son voisin au détriment de celui des autres ? Israël aurait il obtenu l’assentiment des nations majeures le disculpant de tous les outrages perpétrés (Deir Yassin, Sabra et Chatila) ?

Israël s’arroge le droit de s’immiscer de façon avérée dans tous les scrutins aux USA. Pas un candidat au sénat, à la chambre des représentants ou à la présidence de la république des USA ne peut escompter parvenir au succès sans le soutien financier de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee).

Cette organisation a depuis 1951 participé à l’élection de tous les présidents des USA et veille à défendre Israël en orientant les destinées de la politique des USA au Proche-Orient en collusion avec le complexe militaro-industriel et la CIA.

Depuis 2007, une organisation symétrique ELNET (European Leadership Network) pratique un lobbyisme auprès des milieux politiques européens. Son principal dirigeant est Larry Hochberg membre de l’AIPAC et des "amis des forces de défense d'Israël", (FIDF) organisation se préoccupant du bien-être des militaires de TSAHAL.

On est en droit et en devoir d’être antisioniste et de dénoncer l’impérialisme d’Israël, au même titre que celui exercé par les USA, la Grande-Bretagne ou la France. interparagra.gif

Partage