Colère et Espoir60

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L'ARLEQUINADE PRÉSIDENTIELLE Par Habib ABBA-SIDICK

aff_col_esp_3.pngLe prochain scrutin présidentiel met en émoi l'ensemble des ploutocrates hexagonaux. Chacun d'entre eux ayant la certitude que son heure tintinnabule et qu'il s'installera sur un trône en réalité dépourvu de toute autorité, sinon que d'expédier les desiderata de la City et de Wall street et de leurs faquins de l'UE.

Parmi l'ensemble de ces impétrants à la fonction présidentielle aucun d'entre eux n'est ce qu'il prétend être. Les représentants de la misère ne sont que les vils pourfendeurs des acquis que leurs glorieux aînés leur avaient légués, en entretenant des rapports d'affidés avec une engeance babillant un socialisme prétendument moderne et désormais frelaté, que les égouts de l'histoire engloutiront.

Le dorénavant auto-proclamé candidat de la véritable gôôôche, lequel après s'être enivré de Syriza et humé du Podemos, s'en est allé vers une trouvaille similaire à un éden artificiel que les candidats made in USA ne renieraient pas, puisqu'ils en sont les inventeurs et qu'il est de notoriété publique que toute innovation ne peut provenir que des USA, car le reliquat du monde n'est peuplé que d'ignorants.

Il usera d'un logiciel dénommé « Nation Builder », utilisé par le candidat démocrate lors de son ultime campagne concernant sa réélection et perpétué par l'actuel candidat démocrate osant prononcer le terme de socialisme.

Espérerons que le peuple ne sera pas mystifié par toutes ces bimbeloteries que ne manqueront pas de lui agiter ces prétendants à gouverner sa misère. Le bonheur étant réservé à ceux dont les moyens leur permettent de l'acquérir en exhibant monnaie sonnante et trébuchante.

Comment cette classe politique peut elle encore solliciter nos suffrages après nous avoir maintes fois défiés par son inaction, sa propension à la dilapidation, en agonissant le faible, en célébrant le fort, en révérant l'affabulateur, en ruinant les intelligences, en proposant à l'encan le patrimoine de cette nation et ses hommes, en épandant la destruction, le meurtre et la sédition, en destituant ses serments, en accomplissant l'éloge de la rapine, en distinguant les individus selon leur servilité et leur inclination à la prévarication ?

Comment trouve t-elle encore des affidés prompts à déposer un bulletin dans une urne ressemblant à un autel sur lequel on procède à un rituel expiatoire d'une démocratie que l'on prostituera au gré des servitudes que lui imposeront ses maîtres ?

Comment des politiciens s'affranchissant de la vérité en préférant se souiller dans la fange du mensonge, peuvent ils encore affirmer qu'en leur octroyant notre suffrage ils ne transformeront pas nos existences en illusions, tant ils sont et seront, encore et toujours, les spadassins de la trahison et les serviteurs de l'asservissement ?

Comment les politiciens ne seraient ils pas la résultante de nos sociétés perverties, par les experts en abjection, dont l'esprit de réflexion aurait été sevré par le prêt à penser quotidiennement délivré par des médias infatués, omniscients et omniprésents ?

Ils scanderont jusqu'à satiété que le labeur est la rédemption de l'individu vers les voies de l'émancipation, et les chantres du misérabilisme déploieront l'étendard de la démagogie en ambitionnant d'être « la France belle et rebelle » sur le boulevard des allongés, tout en pactisant avec les belluaires du genre humain.

La révolution se forge dans l'injustice que les exploiteurs répandent dans le laminoir de la misère.

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