Colère et Espoir60

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

LE NEW YORK TIMES LICENCIE MACRON Par Habib ABBA-SIDICK

2259318046_41fd9b73bb.jpgLa politique d’Emmanuel Macron est gratifiée dans une tribune rédigée par Chris Brickerton et publiée par le New York Times de " Has been ". Son titre est éloquent et d’emblée ressemble à une sentence définitive : " Emmanuel Macron sera encore un président français gâché ".

Il est surprenant que le New York Times autorise un de ses affidés a être tancé aussi abruptement. Cette publication a été l’un des soutiers de Hillary Clinton et n’a jamais dissimulé son aversion du président Donald Trump qu’elle honnit en participant à toutes les cabales médiatiques induites par les Néo-cons avec le Washington Post, autre média enrôlé sous la bannière de Hillary Clinton et vecteur de l’idéologie des Néo-cons.

Emmanuel Macron avait pourtant les faveurs du New York Times. Issu de la promotion 2012 de la French American Foundation, lui décernant la distinction de " Young Leader ", comme nombre de ses coreligionnaires représentant l’élite politique et économique hexagonale, quelque soit leur appartenance idéologique. Souvent, répartie entre LR et le PS comme si ces organisations étaient sensées devenir une reprographie de la démocratie américaine, sanctifiée par l’omnipotence du GOP (Great Old Party) les Républicains et du Parti Démocrate.

Emmanuel Macron étant la résultante hexagonale de la désespérance politique engendrée par ces entités marmoréennes (PS et LR) ayant comme mission de régénérer un système politique béatement américanisé, dont la caducité était déjà inscrite avant son intronisation.

Le NYT fustige la politique économique d’Emmanuel Macron " il amène la France un peu plus loin sur la voie de la dérégulation du marché du travail et de l'austérité fiscale, un chemin pris par bien d'autres nations ".  Le NYT critique sa propension à vouloir édifier " une nation de Start-Up " relevant que " Le contrat social-libertariste de la Silicon Valley, dédaignant le principe de l’égalité, est en contradiction avec une population française élevée dans les principes du socialisme de la France de l'après-guerre. "

L’auteur blâme l’assujettissement de la stratégie d’Emmanuel Macron aux exigences de la commission européenne diligentées par l’Allemagne et dénonce sa méprise en pensant qu’il obtiendra un infléchissement des positions allemandes, en souscrivant à son diktat économique et politique.

En dépit, des prédictions gouvernementales sur l’amélioration de l’employabilité issue des ordonnances " désentravant " les conditions de licenciement, le NYT en réfute l’optimisme déployé par le gouvernement d’Emmanuel Macron

"En Allemagne, les réformes du marché du travail ont conduit à une prolifération de «mini-emplois», à temps partiel légèrement réglementés et ont remplacé les emplois à temps-plein dans certains secteurs. Sur Le marché du travail hautement dérégulé de la Grande-Bretagne, les nombreux emplois existant s’accompagnent d’une faible productivité, d’une stagnation des salaires et ne proposent que des contrats à durée déterminée. Est-ce le futur dont la France veut? "

Sa conclusion " En tant que projet politique, le macronisme n'est guère que de la rhétorique et de l’hybris, soutenu par des politiques néolibérales conventionnelles. Pour l'instant, M. Macron est encore le chouchou de l'élite libérale mondiale, mais son impopularité croissante nous démontre ce qu'il a à offrir. "

Sans ménagement, le NYT exprime sa déception au sujet d’Emmanuel Macron, pourtant tenu en estime par la gente des Néo-cons, et se retrouve à l’enseigne d’un valet ne rencontrant que la désapprobation lors de son examen d’entrée, sur la voie de la répudiation.

Une légitimité domestique restreinte malgré l’onction trompeuse du suffrage universel, une admonestation infligée par le cénacle du néo-libéralisme. Espérons que " Jupiter ", le maître des cieux, ne soit pas victime des prophéties des haruspices, lesquels avaient présagé de la tourmente caribéenne, si d’aventure celles-ci s’étendaient à une mobilisation sociale s’épanchant bien au-delà des ordonnances.

interparagra.gif

Partage