Colère et Espoir60

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LE PRÉCIPICE DE L’ÉGAREMENT Par Habib ABBA-SIDICK

dollars-tsunami.jpgLouons le président de la république, Emmanuel Macron, d’être en parfaite coalescence avec l’acronyme de son mouvement. Il l’est réellement. L’enrobage est parfait, même si parfois il frise l’imposture et par sa grâce nous deviendrons européens, l’Allemagne d’Angela Merkel adoubera son audace d’avoir plié la France selon ses normes et les USA ne se satisferont jamais assez d’être parvenus à dompter une France autrefois rétive à sa férule.

Les ordonnances sont des permis de licencier sans dommages des salariés quelque en soit le motif. Cet accomplissement sera réalisé en dehors de l’appréciation du juge relégué à appliquer un barème tarifaire, selon l’ancienneté du justiciable dans l’entreprise. Les juges ne retrouvant leur souveraineté qu’en cas de discriminations ou de harcèlements si ils sont avérés, surtout lorsque l’on n’ignore pas la difficulté de prouver de tels agissements dans un prétoire. En définitive, cette mascarade démentira l’objectif avoué. Qu’importe le flacon pourvu qu’on dispose de l’ivresse.

Dans ce havre, certains auront l’impression d’avoir été bernés malgré leur promptitude à affoler les masses avec la possible élection de Marine atomisant un système si généreux avec leur personne. Que nib ! Aucune pudeur, on sabre les effectifs de la représentation politique et syndicale, les entreprises sont sommées d’inciter les salariés à créer leur propre organisation représentative, le gouvernement et sa colossale majorité s’occupant de réduire cette classe politique à sa portion congrue.

Après tout, la France Insoumise réduite à quelques éléments démontre que quelques braillards habiles valent toujours mieux qu’une pléthore de caciques affadis par les ors de la république et repus de banquets ogresques, d’autant que lorsque le suffrage sera précipité dans la vasque réservé à cet effet par le palais Bourbon, les légions de LREM emporteront la décision et la loi sera établie dans ses prérogatives.

Des corniflards prétendant incarner la sempiternelle saynète de " boulevard " servie habituellement depuis 1981, mais dont la bourgeoisie n’a cure. Elle a propulsé l’un des siens qu’elle a pris soin de cajoler hors de vos cénacles où le vice soutient la vertu et vous promet d’amenuiser dorénavant votre présence devenue trop onéreuse à son goût, en vous priant de mimer votre idéal sur les tréteaux de la république, si tant est que vous disposiez encore de l’énergie nécessaire et d’une conscience.

Dans ces conditions, il n’est nullement surprenant que le président de la république s’entiche de la promise germanique en exhibant ses risettes enjôleuses tout en songeant qu’une fois sa conquête admise, il obtiendra un assouplissement de la rigidité que jusqu’alors elle manifestait. À nous, le destin d’une Europe révolutionnée où les peuples s’entremêleront sur des territoires anonymes dont la gestion aura été abandonnée à des multinationales dont la voracité sera illimitée.

On s’emballe peut-être ? Après tout le promeneur est rêveur et le charme bucolique des lieux qu’il traverse le transcende jusqu’au point de s’évertuer à confondre ses désirs avec des certitudes. Hors de ses divagations, les écueils sont réels et brutaux car les milliards générés par les profits préfèrent les rémunérations à un clic plutôt que l’attente d’un rapport capricieux nonobstant la désagrégation du code du travail.

Les adversaires héréditaires sont réalistes, ils écrasent, ils ne minaudent pas. Daesch ne retardera pas toujours l’inéluctable et la commission européenne guette avec méticulosité la présentation de vos comptes toujours arrangés sans jamais être réellement présentables et satisfaire à ses conditions que vos devanciers hexagonaux, un soir de légèreté dans une antichambre ministérielle, ont gravé dans le marbre, pendant que la perfide Albion vous délivre sa révérence emportant vers des contrées plus opulentes la tirelire que vous guignez.

Cette satané fédération de Russie escortant les mandarins maoïstes de la république Populaire de Chine ont eu l’idée saugrenue de substituer leur devise à vos euros et à vos dollars de contrebande en autorisant leurs détenteurs à les transformer en métal aurifère. Voudriez-vous les négliger davantage, en prétendant qu’elles ne sont que des puissances secondaires ? D’ailleurs, leurs préoccupations se détournent déjà de votre attraction que vous pensiez immuable entraînant dans leur sillage vos prébendiers et vos acquéreurs auxquels aux uns vous délivriez mépris et misère et aux autres reptations et louanges.

Le cousin d’outre-atlantique avec lequel vous avez acquis votre étoffe princière vous permettant de tutoyer vos alter ego sur le perron de votre palais pourrait bien s’engraver dans les affres d’une récession que celle de 1929 paraîtra relever de l’anecdote. Pourtant, il demeure votre pygmalion, dont vous vous émerveillez à chacun de ses hochets (la silicon valley, les GAFAS, les libertariens, les Youngs Leaders, le syndicat du crime...) participant de la féerie made in USA prête à toujours estamper les peuples les plus dociles, à racketter les plus subtils et à anéantir les plus réfractaires.

Si, d’aventure le peuple devenait goguenard, il sera judicieux d’interrompre vos pérégrinations de rêveur et de vérifier que votre aéronef soit prêt à prendre son envol.

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