Colère et Espoir60

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LE SYRAKURDE Par Habib ABBA-SIDICK

syrie_4.jpgEn dépit des illusions entretenues par la Fédération de Russie et l'Iran à propos de la suspension des hostilités en Syrie, il faut se rendre à l'évidence et déplorer une intensification des offensives menées par les alias djihadistes modérés que sont le Front Al Nosra, Jaïch al-Islam (l’Armée de l’islam), Jaïch al-Cham (l'Armée du Levant), Ahrar al-Cham (Libérateurs du Levant) et Jaïch al-Fatah (l'Armée de la Conquête) et l'ASL soutenus par le trio infernal USA, France et Grande-Bretagne et leurs funestes séides en l'occurrence la Turquie, l'Arabie Saoudite, le Qatar et Israël.

Selon des sources américaines et britanniques, l'hexagone ainsi que l'Allemagne disposeraient en Syrie de troupes issues des Forces Spéciales rassemblées sur un embryon de base militaire que le commandement hexagonal installerait près de Kobané. Cette intrusion en territoire syrien, lequel demeure souverain dans ses limites territoriales reconnues internationalement, s'apparente à une invasion que l'on présente comme une participation à l'effacement de l'organisation Daesch, dont il est avéré que la création a été concoctée à Washington, Paris, Londres et Ankara. Désormais, cela interrogera aussi sur l'attitude de la fédération de Russie n'ignorant aucunement cette immixtion sur un territoire qu'elle maîtrise avec ses aéronefs, ses satellites et ses éléments précurseurs au sol.

Nous avions évoqué dans un précédent article, l'accord scellé entre la Grande-Bretagne, la France et la Turquie (Accords de Lancaster House 2010) sur l'établissement d'un territoire empruntant sa topologie à la Syrie et à l'Irak qu'ils octroieraient aux Kurdes permettant notamment à la Turquie de se départir de sa population kurde qu'elle a toujours considéré et traité comme un paria. Le PKK a toujours été opposé à ce projet lequel permettrait la naissance d'une entité kurde dotée des attributs d'une république indépendante.                                                                                        

aff_col_esp_3.pngTAFTA, DAESCH MÊME COMBAT

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Parmi les occidentaux ayant opté en faveur des thèses prônées par les néocons américains, la France et Allemagne sont au rendez-vous. Après la Corée, divisée sous l'égide des USA, ils parviendront à créer avec la complicité de l'hexagone, après les accords de Genève en 1954, la république du Sud-Vietnam où se succédèrent leurs marionnettes jusqu'en 1975, lorsqu'ils eurent à évacuer le Vietnam et ne purent s'opposer à son unification avec le Nord Vietnam présenté à l'époque comme une abomination communiste.

Les engagements contractés à Lancaster House en 2010 trouvent un début de réalisation avec l'installation de contingents militaires en provenance de France, d'Allemagne, des USA dont les forces spéciales opèrent auprès d'une nébuleuse relevant d'une création récente le FDS (Front Démocratique Syrien) rassemblant des combattants arabes et kurdes recevant du matériel militaire des USA et dont la mission est de détruire Daesch et de s'emparer de Raqqa, le siège de l'EI.

La présentation des antagonistes s'affrontant en Syrie paraît à priori d'une simplicité manichéenne. D'une part, les atroces laïques syriens issus du parti BAAS, dont le dirigeant élu démocratiquement a été surnommé le « boucher de Damas » recevant le soutien de la Fédération de Russie, de la république islamique d'Iran et du Hezbollah libanais et d'autre part, les aimables occidentaux France, Grande-Bretagne et USA les uns exhibant en bandoulière les droits de l'homme, les autres le flambeau de la liberté en apportant leur soutien militaire et médiatique, par l'intermédiaire de leurs services spéciaux (CIA, NSA, DGSE, BND, MI6) à des révolutionnaires se prévalant initialement des principes démocratiques et se transformant en pourfendeur de la laïcité jusqu'à adopter les préceptes wahhabites sensés incarner l'islam.

Le panorama serait incomplet si l'on ne mentionnait pas les véritables raisons de cette belligérance. Les réserves méthaniques de la Syrie, son penchant envers la Fédération de Russie et antérieurement avec l'URSS, ses relations avec la république islamique d'Iran ainsi qu'avec le Hezbollah libanais, cette injure qu'Israël, fidèle serviteur de l'occident assujetti aux USA, souhaite biffer depuis le camouflet militaire infligé par cette organisation au Liban en 2006.

Le fond originel est à dénicher parmi les délitements de l'antique puissance américaine à laquelle la Fédération de Russie et la république Populaire de Chine s'opposent économiquement et militairement. Les USA submergeaient par la pensée dominante des néocons se sont affranchis des tutelles républicaines et démocrates lesquelles jusqu'alors régissaient la politique ordinaire.

Bien qu'un semblant d'existence permette au système de légitimer encore la république des États-Unis, une lutte est engagée entre les néocons servit par la CIA, le Pentagone, le complexe militaro-industriel (Loockeed, Boeing, Colt, GMC, Ford, Douglas, Bell….), ultime effet de l'hégémonie des USA , la NSA, WallStreet, des éléments du parti démocrate, leurs domestiques de l'UE, la City et leurs opposants en l'occurrence le gouvernement des USA dans sa majorité et une partie de sa hiérarchie militaire lui demeurant acquise. Le peuple américain étant une quantité négligeable tenu dans l'ignorance de ces mouvements tactiques à terme destructeurs.

La Syrie est aussi l'exacerbation de ces éléments où s'affrontent les forces spéciales américaines encadrant le FDS relevant du commandement militaire et les milices de Daesch générées par la CIA, le MI6 britannique avec la participation du MIT (services spéciaux turques). Évidemment, l'élection présidentielle américaine ne s'abstrait pas de ce contexte, mais elle accrédite les faux semblants. Car l'ensemble des américains ne s'est pas rallié aux objectifs définis par les néocons et leur propagande fabriquant les adversaires en devenir, la Fédération de Russie, la République Populaire de Chine et L'Iran. Cependant, ils justifient leur expansionnisme et leur tentative de mobiliser le continent européen au profit de l'unique industrie des USA, son complexe militaro-industriel.

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