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LES USA S’EMPARENT-ILS DE L’EST DE LA SYRIE ? Par Habib ABBA-SIDICK

USA-Syrie-400x267.jpgLa culpabilité de l’un des protagonistes de l’imbroglio criminel syrien devait être établie. Elle sera celle du Qatar, tant que celle du trio infernal France, USA et Grande-Bretagne n’est pas exhumée, nous devrons nous en satisfaire.

De la Grande-Bretagne, on aurait pu espérer à une déclaration du chef du gouvernement en relation avec les meurtres perpétrés par les sicaires qu’elle entretient et pourvoie en matériels et ressources financières depuis qu’en accord avec la France et les USA, il a été décidé de l’opération des " printemps arabes " réalisée par l’organisation des " Frères musulmans " et d’instruire la neutralisation des " chemins de la soie " en fomentant une insurrection en République Arabe de Syrie, ainsi qu’ en Libye précipitant la disparition délibérée de Mouamar Khadafi. Absolument pas, c’est internet. Devenu l’objet de toutes les responsabilités, lequel est mis en accusation.

Désormais, elle sera leur vérité. Internet est le Deus Machina ayant initié Daesch, Al-Qaida, Al-Nosra et autres sobriquets tout aussi fallacieux dissimulant plutôt le MI6, la DGSE, le Mossad et la CIA. Il convient de s’interroger sur ces événements, où à chaque fois les meurtriers ont tous, sans exception, des accointances avec ces organismes de sécurité tant domestique, qu’extérieure, mais il est tout aussi établi que la propagande effleure le sujet sans en aborder la matrice éteinte par le secret défense.

Déjà, lors de l’effondrement des tours jumelles de New-York, le FBI et la CIA avaient des appréciations divergentes sur l’immixtion des services saoudiens, nonobstant que le FBI tenait en surveillance les principaux protagonistes en lien avec le prince Bandaar ancien représentant diplomatique de la monarchie saoudienne aux USA et responsable des services de sécurité saoudiens et que la CIA s’évertua à éluder toutes les interrogations du FBI comme le démontre le rapport édulcoré de la commission d’investigation du sénat des USA dans sa mouture abrégée et finalement autorisée a être divulguée après moultes tergiversations.

En France, les affaires Merah, Charlie Hebdo, Stade de France, Bataclan ont a chaque fois laissé émerger des interrogations jamais résolues sur cette " proximité " des services de sécurité et des réalisateurs, lesquels auparavant avaient été l’objet d’une surveillance étroite. Distante ou rapprochée ?

Chaque scrutin électoral est émaillé depuis 2012 par la perpétration d’une action meurtrière émanant de mouvances islamistes " identifiées ou anonymes " permettant l’intrusion de législations réactivées ou d’addendum toujours restrictifs recelant la possibilité de les étendre au droit commun. La Grande-Bretagne, l’Allemagne et d’autres membres de la zone euro sont aussi les captifs (rétifs ou dociles?) de ces ripostes " anonymes ou identifiées " intervenant souvent au moment de la tenue de scrutins électoraux.

En République Arabe de Syrie, il est devenu indéniable que sous la houlette du trio infernal, France, Grande-Bretagne et USA s’accomplit une partie du devenir politique de la planète promu par les Néocons, que jusqu’à présent l’opposition déterminée de la Fédération de Russie, de la République islamiste d’Iran et de la République Arabe Syrienne est parvenue à maîtriser tout en évitant une belligérance destructrice souhaitée par les Néocons américanos-européens dont l’objectif est la pulvérisation de la Fédération de Russie, ainsi que celle de la République Populaire de Chine, car il leur paraît insoutenable que l’ordre des choses appartienne à une dominante eurasiatique.

Les preuves sont nombreuses à propos de l’intervention occidentale en République Arabe Syrienne. Le positionnement de la DGSE, de la CIA et du MI6 sur la frontière jordano-syrienne depuis 2013 avec comme mission de former les combattants du Front Al-Nosra rebaptisés avec des appellations diverses au gré des besoins de leurs soutiens français, américains ou britanniques.

La pénétration par les troupes américaines du territoire d’une nation souveraine, en l’occurrence la République Arabe Syrienne, stationnées à Al-Tanf s’apparente à une déclaration d’hostilités, d’autant que les USA n’ont aucun mandat international provenant des Nations-Unies ou délivré par le gouvernement de la République Arabe Syrienne et en conséquence occupent une portion du territoire d’une nation souveraine laquelle ne manquera pas de s’y opposer dès que l’occasion se présentera.
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Les USA ont décidé unilatéralement d’édifier une entité kurde englobant une partie de la Syrie et de l’Irak sans l’assentiment respectif des autorités irakienne et syrienne reconnues internationalement. Comme auparavant, ils avaient dépecé la Yougoslavie dans la décennie 90, secondés par la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

En quelques semaines les USA ont utilisé leurs forces aériennes et pilonné les troupes de l’Armée Arabe Syrienne en pleine offensive de reconquête de leur territoire encore sous l’emprise de Daesch, dont Raqqa que le trio infernal escompte ravir avant que les troupes de la République Arabe Syrienne n’y parvienne.

Les USA, lors de ces engagements aériens dont l’objectif était de neutraliser la progression des forces de l’Armée Arabe Syrienne, leur ont intimé l’ordre de s’effacer en considérant que leur souveraineté ne s’exerçait pas au-delà de la cité d’Al-Tanf où sont positionnées diverses Forces Spéciales occidentales soutenant un agglomérat hétéroclite de combattants arabo-kurdes rassemblé sous le sigle FDS s’apprêtant à fondre sur Raqqa occupée par Daesch que les occidentaux sont déterminés à " exterminer ".

Il est paradoxal de reprocher à la Fédération de Russie de s’être octroyée la Crimée alors qu’elle a toujours été une enclave russe et que sa population par referendum ait décidé son retour dans le giron de la mère-patrie, de l’accuser d’envahir l’Ukraine bien qu’ en Ukraine réside une population d’origine russe où par un scrutin démocratique les populations ont proclamé l’établissement des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk .

Les USA s’en remettent à l’antienne sacralisant la force primant le droit et soustraient un territoire à une république souveraine au profit des Compagnies d’exploitation d’hydrocarbures européennes et américaines sous couvert d’établir et de libérer le peuple kurde tourmenté par la République Arabe de Syrie. Ce que la réalité a toujours démentie puisque ils sont des citoyens syriens et que la République Arabe Syrienne ne distingue pas ses populations selon des critères religieux ou ethniques.

Cette occupation illicite de la République Arabe Syrienne pourrait provoquer un incident majeur avec les forces militaires de la Fédération de Russie et quelque soit l’issue de cette transgression du droit international initiée par les USA, on peut raisonnablement supputer que la République Arabe Syrienne n’admettra pas d’être dépossédée d’une partie de son intégrité territoriale.

L’hexagone est pleinement engagé en cette occurrence, après avoir été à l’initiative de l’embrasement en Syrie en 2011 avec la Grande-Bretagne et la Turquie renonçant depuis à honorer ses obligations, en disposant du soutien financier de l’Arabie Saoudite et du Qatar actuellement voué aux gémonies par le trio infernal l’accusant de ses propres perfidies, semble s’orienter vers l’Iran que les USA et surtout la Grande-Bretagne avec l’approbation israélienne et saoudienne ont l’intention de transformer en adversaire désigné.

Le Trio infernal pourrait se réduire à un duo, car il n’est pas une certitude que la maison-blanche soit déterminée à perpétuer ses insuccès au Moyen-Orient ou en Asie. En cette matière, la résonance des propos présidentiels, lors de la visite officielle du président Vladimir Poutine à Versailles, révèle son intensité dans le ralliement de l’Otan au morcellement inacceptable de l’Est de la République Arabe de Syrie, approuvant explicitement la rapinerie perpétrée par les USA, dont les conséquences prévisibles affecteraient les relations avec la Fédération de Russie.

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