Colère et Espoir60

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NOS CHERS ENNEMIS Par Habib ABBA-SIDICK

Nos_chers_ennemis.pngL’affrontement planétaire esquissé par la tentative avortée en république Arabe de Syrie du trio infernal USA-France-Grande-Bretagne de s’opposer à l’émergence d’une doxa économico-politique dissidente trouve son élargissement en Ukraine, en Afghanistan, en Corée du Nord, au Myanmar, au Brésil, au Venezuela….

D’autres belligérances s’aggloméreront sur ce vaste champ de batailles et nous n’avons que des certitudes à ce sujet, tant la situation économique des antagonistes se situe hors de la propagande que nous dispense les officines occidentales.

Depuis plusieurs décennies, le conglomérat américano-britannique rejoint timidement par la France pendant le septennat de VGE et dont la participation s’accentua durant les mandatures mitterrandiennes, puis fut relativement minorée par les mazarinades chiraquiennes jusqu’à sa pleine et entière soumission en 2007 et au-delà, puisque l’actuel éphèbe-président après avoir tergiversé entre sa dominante ouest-européenne et sa contrastée euro-asiatique renouvellera son adhésion à l’entente américano-britannique déclinante.

En effet, le bellicisme entretenu par les USA supporté par la Grande-Bretagne et accompagné par la France n’a pas d’autre objectif que la sauvegarde de leurs magisters impérialistes auxquels " les chemins de la soie " initiés par la République Populaire de Chine avec le soutien de la Fédération de Russie et la cooptation de plusieurs autres nations enclines à se joindre à cette vaste dynamique, s’opposent.

Un accès aux prémisses d’un essor économique dédollarisé où la coopération économique reposerait sur une mutualisation des moyens financiers, des ressources naturelles et des potentiels économiques de chaque participant. D’évidence, cette perspective dresse des lignes de force entravant la prédation économique et militaire que représente ces impérialismes exploiteurs festoyant et prospérant sur la misère qu’ils ont infligée à l’immense humanité.

La munificence occidentale ne se décline qu’à l’aune de l’exploitation des individus, dont la soumission par la brutalité des tomahawks est le gage de sa prospérité. Renforcée par cette insidieuse démocratie, auparavant promise mais toujours absente des débats post mortem, où les multinationales se répartiront les dépouilles opimes de leurs victimes et célébreront le triomphe de la tyrannie qu’ils auront au préalable déguisé en démocratie.

Une belligérance se substitue à une précédente, la Corée du nord déborde une Syrie désormais exfiltrée des unes des médias assujettis aux exigences des tycoons que la situation de cette péninsule et de son existence réputée comme celle d’une forcenée, leur délivre le prétexte ordonné par leur préhension.

La Corée du Nord est l’adversaire redoutable et machiavélique du moment, projetant de répandre l’apocalypse en atomisant ses alentours immédiats à l’instar d’un Saddam Hussein et d’une Irak concoctant de terrifiantes pandémies enfermées dans des fioles que les USA exhibèrent aux Nations Unies à des délégués horrifiés, délivrant avec célérité leur autorisation à nettoyer cette répugnante vermine. On n’ignore plus aujourd’hui ce qu’il en était réellement.

Le président Bachar Al Assad était tout autant méprisable, incarnant l’absolu malfaisance, " le boucher de Damas " disaient-ils, dès lors qu’il exprima son refus d’obtempérer aux prétentions des nations telles que les USA, la France et la Grande-Bretagne décidées à s’approprier son territoire et ses mirifiques réserves gisementaires que "les chemins de la soie" ont planifié de traverser. Qu’est il advenu de ces "révolutionnaires" hérauts d’une démocratie de celluloïd dont témoignait Al-djezeera dans ses reportages au service de la propagande du trio infernal ?

En Libye, où son dirigeant Mouammar Khadafi fut supplicié par une vindicte populaire à la dévotion du trio infernal, véritable instigateur de la dévastation de ce territoire, bien que commise au nom d’une démocratie se "dérobant à l’anglaise" en n’ayant jamais eu l’intention de s’y installer.

Les motifs de ces interventions et leurs réalités éloignées des principes les ayant supportés ont toujours permis la destruction de l’œuvre réalisée par Saddam Hussein en Irak, Mouammar Khadafi en Libye ou en Syrie par Hafez Al Assad et perpétuée par Bachar Al Assad.

À contrario, de l’idée répandue qu’ils n’étaient que des autocrates ployant leur peuple sous la répression, ces dirigeants avaient mis en place les éléments permettant à leur territoire d’initier un essor économique que nul n’aurait pu leur dénier à l’exception des tomahawk les réduisant à néant, parce qu’une démocratie frelatée s’imposait.

Bien des peuples d’Afrique et d’Asie auraient agréé le développement en gestation que ces dirigeants aujourd’hui disparus ont tenté de réaliser en permettant à leurs citoyens d’accéder à la connaissance par l’éducation délivrée à tous, aux commodités premières dispensées par les réseaux d’énergie électrique, les sources hydriques et les voies terrestres de circulation lesquelles de surcroît concernant leur accès et leur utilisation étaient gratuits.

Les USA nous proposent de remédier au problème que la Corée du Nord est supposée générer par une attitude belliciste délivrant son lot de punitions, ayant l’outrecuidance de se doter d’une panoplie nucléaire défensive la prémunissant de son adversaire privilégié. Nonobstant, qu’aucun traité de paix avec ces derniers n’est venu conclure les hostilités survenues de 1950 à 1953 entre la Corée du Nord et la Corée du Sud séparées depuis 1948 et soumises à la logique des blocs représentés par l’URSS et les USA.

Au-delà des réminiscences de l’histoire, les USA tentent de fracturer l’alliance entre la République Populaire de Chine et la Fédération de Russie en utilisant la Corée du Nord. Le traquenard est grossier. La Fédération de Russie et la République Populaire de Chine n’ont pas l’intention de sacrifier la Corée du Nord et pas davantage d’être intimidé par les rodomontades américaines, françaises et britanniques lesquelles apparaissent en l’espèce comme " des tigres de papier " selon la célèbre formule de Mao Tsé Dong.

Les Néo-Cons américains sont à l’agonie les rendant d’autant plus périlleux que leurs hystéries chroniques voudraient clore leurs tentative de domination en voie d’extinction par une belligérance destinée à maintenir leur hégémonie d’antan. On aurait souhaité qu’en cette occurrence la France s’entremettent en préconisant un apaisement nécessaire. Loin de s’en remettre à cette posture, son président se lovant dans les vêtures de ses prédécesseurs homologue les manigances des USA.

Décidément, comme le titrait le New York Times (Eng) "Emmanuel Macron sera encore un président français raté" . Mais après tout, n’est-il pas un YOUNG LEADER, façonné et fasciné tel son devancier François Hollande par les USA ?

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