Colère et Espoir60

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QUAND LE FBI DÉMENT LA CIA Par Habib ABBA-SIDICK

cia_fbi_twin_towers.pngLes récents événements hexagonaux ont occulté la parution supplémentaire du sénat des USA consacrée à l’effondrement des Twin Towers le 11 septembre 2001. Préalablement, ce rapport avait été publié, mais il avait été expurgé de 28 feuillets jugés problématiques, car rudoyant les liens indéfectibles entre l’Arabie Saoudite et les USA.

Après moultes controverses et désistements, le chef de l’exécutif des USA a accordé à ces quelques feuillets d’entrer dans l’antre de l’histoire et de retenir notre attention.

Les initiés que nous sommes y trouveront des confirmations à leurs supputations de «gens peu formés»*. Mais comme nous sommes « mal éduqués »* nous avons entrepris d’extraire l’ensemble du texte et de vous le délivrer au format pdf convertible. L'original étant ICI

Ce rapport à l’inverse de ce que les médias ont indiqué, met nommément en cause l’Arabie Saoudite en la liant à cette situation meurtrière. Pas de panique, nous sommes entre gens de commerce agréable, où les torchons sont ornés d’une dentelle. On n’échappe pas à l’emphase, à l’utilisation des sophismes. Toutefois les révélations sont importantes et agrègent un exécutif néocon emmené par le dynaste Bush lequel avait comme alter ego saoudien le sulfureux prince Bandar inamovible représentant des Séoud aux USA de 1983 à 2005.

Le prince Bandar rencontra un devenir particulier, après avoir été rappelé par les instances royales. On ignore encore si cet individu est toujours répertorié parmi les vivants. Après sa nomination comme responsable des services de sécurité saoudiens, il fut l’un des principaux architecte de l’ébranlement de la République Arabe de Syrie de connivence avec les USA, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie et Israël. On lui attribue notamment l’action meurtrière perpétrée en 2012 au QG des services de sécurité de la république Arabe Syrienne, où nombre de ses responsables disparurent. Quelques mois après, il fut la victime de ses propres foudres puisqu’il fut grièvement atteint, vraisemblablement en représailles de ses actes antérieurs.

Depuis lors, sa situation sanitaire est enveloppée par un mystère aussi bien gardé que les joyaux de la couronne britannique, bien qu’il aurait été reçu par le responsable de la fédération de Russie en 2014. Il lui aurait indiqué que les JO de Sotchi pourraient être altérés, si la Fédération de Russie perpétuait son soutien à la république Laïque Arabe de Syrie. On n’ignore plus désormais, ce que cette admonestation a provoqué comme conséquence.

Le rapport s’appesantit avec un discernement non dissimulé sur les investigations diligentées par le FBI en contradiction avec les constatations émises par la CIA laquelle tente d’infirmer des preuves probantes étayées par des surveillances disposées à l‘ endroit des principaux protagonistes dont certains étaient l’objet d’une attention particulière de la part du FBI, antérieurement au 9 septembre 2001.

Les responsables du FBI déployant toute la diplomatie nécessaire de manière à ménager leurs interlocuteurs peu enclins à appréhender certaines vérités établissent, sans contestation possible, des liens évident entre le Prince Bandar, des représentants des services de sécurité saoudiens, en mission aux USA sous couverture et disposant de ressources financières illimitées. Certaines émanant du Prince Bandar, par ailleurs, très engagé auprès de G. Bush senior, ancien responsable de la CIA, avant de diriger l’exécutif des USA.

Les investigations du FBI démontrent qu’ Al Qaïda avait mis en place un réseau structuré de financement par l’intermédiaire de certains lieux de culte recevant des subsides de la part de l’Arabie Saoudite. Les investigateurs du FBI ont mis en exergue que ces ressources financières étaient destinées à échoir sur les comptes établis par Al Qaida, auxquels émargeait son principal responsable, depuis lors gisant, selon la version officielle, dans un linceul offert par l’océan.

Ces quelques feuillets sont révélateurs des connivences, notamment entre l’exécutif et la CIA, dont les allégations sont démenties par les preuves rapportées par le FBI. Il est d’évidence, que les versions présentées par la CIA ne corroborent pas les investigations produites par le FBI et interrogent sur les relations biaisées expliquant la mansuétude d’un exécutif US dont les relations avec le royaume Saoudien sont notoirement distinguées (complexe militaro-industriel), les tentatives de la CIA d’inverser les résultats probants émanant du FBI et les tentatives de minimiser l’ingérence du Prince Bandar diplomate et agent des services saoudiens.

Peut être que ce rapport aura la vertu de permettre de mieux appréhender la situation prévalant en Syrie et tout autant ne justifiera pas l’intervention militaire déclenchée en république d’Irak désignée comme responsable de la situation survenue le 11 septembre 2001.

Les USA apparaissent comme nous ne manquons jamais de le clamer comme une nation pratiquant le gangstérisme institutionnel et qu’en la matière certains apprentis sorciers appartenant à la ploutocratie hexagonale devraient manier avec d’infinis précautions l’usage abusif d’artifices.

On ne manquera pas de mentionner combien la responsabilité de l’hexagone dans la genèse des antagonismes syriens est avérée et que ceux, parmi les plus extrêmes, prônant l’établissement d’une société liberticide, devraient tempérer leurs propos et leurs actes, car leurs rangs abritent des responsables dont leurs actions ne les honorent pas en cette affaire. D’autres, à contrario, se proclamant défenseur de la liberté ne se sont pas inclinés en révérence devant la vérité, lors des événements d’août 2013 de la Goutha en Syrie et auraient pu être à l’origine d’hostilités d’ampleur mondiale sans l’intervention in extremis de la Fédération de Russie évitant à l’exécutif des USA de commettre l’irréparable.

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