Colère et Espoir60

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UNE SÉCESSION SOUS INFLUENCE Par Habib ABBA-SIDICK

Capture_du_2017-10-02_12-05-06.pngTout occupés à leur célébration de la démocratie et de la liberté dédiée à la proclamation de "l’indépendance" de la Catalogne investie par un référendum scellant un hypothétique détachement de cette région emblématique du Royaume d’Espagne, les médias et en particulier américains omettent systématiquement de rappeler que " l'Espagne est une nation indissoluble qui reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des régions qui la constituent " préférant s’appesantir sur la répression que les autorités légales espagnoles ont assumée selon la constitution espagnole de 1978.

Les Néo-cons US et leurs affidés européens, dont la philosophie et la politique établissent la doxa des multinationales et des trusts financiers, ont toujours eu l’ambition de procéder à la destruction du principe de la nation s’opposant à ceux préconisés par les libertariens néo-libéraux. Stratégiquement, il leur sera plus aisé d’imposer leur puissance et leur domination à des territoires issues d’un morcellement d’entités reposant préalablement sur l’unicité.

La Catalogne, en cette espèce, est un dilemme que les dirigeants européens devront affronter et au terme duquel ils seront amenés à choisir entre l’organisation séculaire des nations européennes survenue au XIXe siècle et leur passion européenne au service des trusts financiers et des multinationales, dont l’objectif avéré est la dissolution de ces nations dans l’ensemble qu’offre cette UE chimérique à laquelle le président de la république est résolu à sacrifier la France.

En cette occurrence, il sera difficile d’adopter la neutralité, laquelle sied si bien aux hordes libérales, mais que réfuteront les partisans de la nation. La Catalogne met en exergue toute l’ambiguïté du concept européen que l’actuel occupant de l’Élysée tente d’accréditer, car sa politique est l’exact reflet des ambitions développées par la pensée des Néo-cons dont il est un distingué représentant, tout en s’évertuant à ériger en principe inaliénable la souveraineté de la France et son unité.

L’UE n’est qu’un instrument au service des USA dévolue à favoriser le néolibéralisme dirigé par l’Allemagne. Le peuple européen n’existe pas, les peuples européens seraient plus en adéquation avec une réalité plurielle, géographique, linguistique et politique distincte. À cette disparité, l’UE prétend lui substituer des préceptes universels, susceptibles de rassembler cette hétérogénéité destinée à former l’unité d’une partie du continent européen, excluant la Fédération de Russie, supportée par un projet économique néolibérale dont le leitmotiv est l’exploitation des peuples et la prédation.

Dans ces conditions, on s’interrogera sur le soutien outre-atlantique dont semble disposer " la sécession catalane ", où les médias fort opportunément comme leurs homologues européens d’ailleurs, préfèrent mettre en exergue l’endiguement par la proscription de l’autorité souveraine espagnole d’un processus unilatéral d’indépendance litigieux, plutôt que de s’interroger sur les raisons dispensant le gouvernorat de Catalogne de s’en remettre à un mode référendaire national.

La république française et son président actuel seraient-ils disposer à autoriser l’irrédentisme corse, basque ou breton à s’extirper de la matrice nationale ?

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